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Élections 2021 : l'opposition appelle au changement

À la veille des élections de 2021, la Fondation Lafquih Titouani continue d’accueillir les secrétaires généraux des partis politiques. Après ceux du PAM et du PPS, le dernier en date est Nizar Baraka, secrétaire général de l'Istiqlal. Les trois dirigeants sont unanimes à dire que le mandat gouvernemental du PJD a été lamentable. Tour d’horizon des interventions de ces leaders de partis.

Par Mohamed Laabi, Publié le 07/05/2021 à 15:34, mis à jour le 07/05/2021 à 17:33
         Temps de lecture 4 min.
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Saad Dine El Otmani a rencontré les chefs des partis de l'opposition cette semaine © DR

Le grand rendez-vous électoral de l’année 2021 approche. Les préparatifs sont déjà de mise au sein des partis politiques. L’occasion pour ces derniers d’afficher leurs ambitions par rapport à la prochaine étape. Nizar Baraka, secrétaire général (SG) de l'Istiqlal, Abdellatif Ouahbi, SG du parti Athenticité et Modernité (PAM) et Nabil Benabdellah, SG du parti du Progrès et du Socialisme (PPS) ont été invités à tour de rôle par la Fondation Lafquih Titouani pour exposer les grandes lignes de leur feuille de route.

Pour Nizar Baraka, le prochain gouvernement doit se fixer comme objectif primaire de regagner le capital sympathie des citoyens. Une confiance qui selon lui a été perdue en moins d’une décennie. «Nous ne sommes pas là pour faire du populisme ou pour donner des fausses promesses, mais pour gagner la confiance du citoyen, il faut que cela passe par l’action et la sincérité de l’acte et de la parole», souligne le chef du parti de la balance.

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Une perte de confiance qui selon le chef du parti nationaliste revient aux disparités dans la société marocaine. Baraka souligne que «les disparités ont atteint le seuil de 46%, alors que selon les indicateurs internationaux, notamment l’indice GINI, le seuil socialement acceptable est de 42%». Il souligne que le mandat du PJD au sein de l’Exécutif est un cas d’école, de ce qui ne doit pas être fait en termes de gouvernance. «L’ensemble des stratégies et plans de développement, hors l’agriculture, élaborés du temps du gouvernement istiqlalien d’Abbas El Fassi, sont arrivés à échéance sans qu’aucune nouvelle feuille de route n’ait été dressée par ce gouvernement. Ce qui implique que la prochaine équipe gouvernementale devra débuter son mandat en partant de zéro».

Même son de cloche du côté de Nabil Benabdellah, SG du PPS, invité une semaine plus tôt à la même table. Ce dernier a rudement critiqué le parti de la lampe: «nous sommes face au plus faible gouvernement que le Maroc ait connu. Un gouvernement qui n’est pas harmonieux, dont la présence politique est fade, voire inexistante. Un gouvernement qui, sur le plan de la communication, n’a pas réussi à convaincre le peuple marocain de quoi que ce soit».

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Le PAM (2e des élections législatives de 2016) assure être prêt pour les prochaines élections : «Nous ne sommes pas un parti fragile. Nous sommes capables de gérer un gouvernement et de gérer le pays. J’ai ouvert la porte pour que tout le monde puisse voir ce qui se passe en interne, cela ne fait pas de moi un faible. Ma force est cette ouverture», souligne Abdellatif Ouahbi, SG du PAM lors de sa présence le 17 avril dernier à la Fondation Lafquih Titouani.

 

Une réunion tenue avec les chefs de partis de l’opposition

Saad Dine El Otmani, chef du gouvernement a rencontré mercredi les chefs des partis de l’opposition pour discuter de plusieurs points dont les préparatifs pour les prochaines échéances électorales.

Nabil Benabdallah, SG du PPS a regretté l'absence de débat politique sur les programmes proposés par les partis, alors que les trois partis de l’opposition (PI, PAM, PPS) ont tous évoqué le retard pris dans le financement des partis politiques à «quelques mois seulement des prochaines élections».

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Par ailleurs, les chefs de partis se sont également plaints des «méthodes électoralistes» du président du parti de la colombe, Aziz Akhannouch, notamment à travers sa fondation Joud. Enfin, le rôle des médias publics dans l'accompagnement de ces échéances électorales a également été évoqué lors de cette réunion.

Rappelons que les élections législatives 2021 auront lieu au mois de septembre prochain. La date exacte du jour de vote n’a pas encore été fixée.

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