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Droit de l’Homme : Amnesty International s’en prend de nouveau au Maroc

Par Nora Jaafar, Publié le 09/04/2021 à 17:20, mis à jour le 09/04/2021 à 18:10          Temps de lecture 2 min.
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Droit de l’Homme : Amnesty International s’en prend de nouveau au Maroc

Amnesty International (AI) a de nouveau attaqué le Maroc dans son bilan annuel publié ce mercredi 7 avril. Dans ce rapport, intitulé «La situation des droits humains dans le monde», l’ONG a accusé le Royaume de «répression de la dissidence», de censure de la presse et de «châtiments cruels, inhumains ou dégradants» vis-à-vis de certains influenceurs. De plus, elle a dénoncé que la pandémie de la Covid-19 et les mesures adoptées par le gouvernement pour l’endiguer n’ont fait qu’aggraver la situation des droits de l’Homme dans le pays.

Selon AI, les nouveaux décrets et lois promulgués dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ont permis de sanctionner «pénalement l’expression légitime d’opinions concernant la pandémie». Ainsi, poursuit l’organisation, «les autorités ont poursuivi des personnes en justice pour “diffusion de fausses nouvelles” ou “entrave” aux décisions gouvernementales». L’ONG fait référence à l’adoption du décret-loi n°2.20.292, qui stipule que tout individu qui transgresse les prescriptions et les décisions émanant des autorités publiques ou qui entrave l’exécution de ces décisions «par des écrits, imprimés ou photos» écopera une peine de trois mois d’emprisonnement et d'une amende de 1.300 DH. La même source souligne que c’est conformément à ce texte de loi que Mohamed Bouzrou, Mohamed Chejii et Lahssen Lemrabti, administrateurs de la page d’actualité Fazaz 24 sur Facebook, ont été arrêtés puis poursuivis «pour deux publications dénonçant la gestion de la pandémie par les autorités locales», précise TelQuel

En outre, Amnesty accuse dans son rapport les autorités marocaines d’utiliser le logiciel d’espionnage Pegasus, de l’entreprise israélienne de technologie NSO Group, pour épier les données personnelles du défenseur des droits Maati Monjib et du journaliste indépendant Omar Radi. L’ONG a également cité plus de neuf Marocains, notamment des rappeurs et des militants, dont les publications et les propos déplacés diffusés sur YouTube ou Facebook leur ont valu des condamnations à des peines de prison allant de six mois à quatre ans.  

S’agissant des droits des femmes, l’organisation internationale a affirmé que les Marocaines continuent de subir des discriminations dans la législation et dans la pratique, et qu’elles sont toujours victimes de harcèlement et de violences physique et sexuelles, et ce, en dépit de l’entrée en vigueur en 2018 de la loi n°103-13 portant sur la lutte contre les violences à l’égard des femmes. AI dénonce aussi les maux de la communauté LGBT marocaine, notant que l’article 489 du Code pénal pénalise les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe.

Enfin, concernant la liberté de culte, l’ONG internationale estime que le Royaume, étant un pays musulman, reste «peu tolérant» vis-à-vis des autres religions, et rejette vivement toute forme d’athéisme ou d’agnosticisme. Ces derniers sont d’ailleurs considérés comme une «atteinte à la religion islamique», et sont des délits passibles de prison.

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