Aller au contenu principal

L'Égypte, la Jordanie et le Maroc à la conférence de Manama

Par Nora Jaafar, Publié le 12/06/2019 à 10:28, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
Teaser Media

L'Égypte, la Jordanie et le Maroc ont informé l'administration de Trump qu'ils assisteront à une conférence dirigée par les États-Unis à Bahreïn ce mois-ci qui portera sur les mesures de dynamisation de l'économie palestinienne dans le cadre du prochain plan de paix américain, ont indiqué ce mardi les responsables américains.

 

La participation de l'Égypte et de la Jordanie est considérée comme particulièrement importante dans la mesure où, historiquement, elles ont été des acteurs clés dans toutes les initiatives de coexistence israélo-palestiniennes et sont aussi les seuls pays arabes qui sont parvenus à des accords de paix avec Israël.

 

Cependant, la décision des dirigeants palestiniens de boycotter la conférence des 25 et 26 juin à Manama a soulevé des doutes quant à ses chances de succès. Ils ont rejeté "l'accord du siècle" du président américain Donald Trump, qu'ils suspectent être plus en faveur d'Israël et les privant de leur droit à un pays autonome.

 

Dans une lettre envoyée le 10 juin aux diplomates étrangers dans les zones palestiniennes, Saeb Erekat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine, a déclaré : "Notre présence à Manama ne servirait qu'à légitimer l'initiative qui vise à nous priver de nos droits."

 

Malgré cela, le conseiller principal de la Maison-Blanche, Jared Kushner, gendre de Trump et architecte en chef du plan de paix longtemps retardé, poursuit les préparatifs de la conférence de Bahreïn, dont les éléments économiques devraient être présentés comme première étape du déploiement du projet.

 

La présence de la Jordanie et de l'Égypte à la conférence amènera à la table deux pays frontaliers d'Israël et des zones palestiniennes.

 

L'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis ont déjà confirmé leur présence, a déclaré un responsable de la Maison-Blanche.

 

Le fonctionnaire a refusé de dévoiler les noms des représentants des pays concernés. Des responsables américains ont déclaré qu'ils invitaient les ministres de l'Économie et des Finances, ainsi que des chefs d'entreprise de la région et du monde entier, à discuter de la possibilité d'investir malgré la crise économique palestinienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

 

Des organismes financiers mondiaux, dont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, prévoient également d'être présents.

 

Les responsables américains sont restés vagues quant au calendrier de la deuxième phase de leur initiative, qui serait la publication de propositions visant à résoudre des questions politiques épineuses au cœur du conflit israélo-palestinien.

 

Alors qu'Israël se dirige vers de nouvelles élections en septembre, après que le Premier ministre Benjamin Netanyahou n'ait pas respecté le délai fixé pour former un gouvernement, l'incertitude devrait encore retarder la publication complète du plan.

 

La plupart des experts doutent que l'administration de Trump puisse réussir là où des décennies d'efforts soutenus par les États-Unis ont échoué.

 

Les dirigeants palestiniens ont rejeté tout contact diplomatique avec l'administration de Trump depuis qu'elle a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël à la fin de 2017 et a ensuite déplacé l'ambassade des États-Unis à Tel-Aviv. Les Palestiniens veulent que la partie orientale de la ville, prise par Israël pendant la guerre de 1967 et annexée dans un mouvement non reconnu internationalement, soit leur future capitale.

Sommet US-UE : la Covid-19, le climat et le commerce à l’ordre du jour

Les États-Unis et l’Union européenne ont convenu d’une trêve de cinq ans dans leur différend de longue date sur les subventions accordées aux constructeurs aéronautiques. Cette annonce a été faite ce ...

L’Otan réaffirme sa force et interpelle la Russie et la Chine

Les 30 États membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) ont clôturé leur somme...

Covid-19 : 2.000 euros pour discréditer le vaccin de Pfizer

Alors que la pénurie de vaccins contre la Covid-10 handicape les campagnes de vaccination de plusieurs pays, certains influenceurs ont été sollicités pour discréditer le vaccin de Pfizer. Dans ce podc...

G7 : un front uni pour vacciner plus contre la Covid-19 et protéger le climat

Ce dimanche 13 juin, après trois jours d’intenses discussions, le sommet de Carbis Bay, en Cornouailles, des sept pays les plus industrialisés (G7), s’est achevé. À l’issue de cet évènement, les dirig...

Mexique : les violences meurtrières envers les journalistes

25 ans après, les médias internationaux, coordonnés par Forbidden Stories ont décidé d’enquêter sur les violences meurtrières dont sont victimes les journalistes au Mexique. Le lancement de cette inve...

G7 : un sommet pour reconstruire le monde

Le Royaume-Uni accueille à partir d'aujourd'hui le sommet du G7. Les dirigeants des grandes puissances mondiales ont donné vendredi le coup d'envoi de leur conclave ambitionnant de remettre le monde s...