Reconnaissance de la Palestine : un geste symbolique mais historique
Le drapeau palestinien a été hissé lundi 22 septembre dans la cour de la mairie de Nantes © FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE
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Après le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et le Portugal, plusieurs pays occidentaux, dont la France, le Luxembourg, Andorre, Malte, Saint-Marin et la Belgique, s’apprêtent à reconnaître officiellement l’État de Palestine.
Cette annonce sera faite ce lundi soir lors d’une conférence sur la solution à deux États organisée à New York par la France et l’Arabie saoudite, qui se tient dans le cadre de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU. Au total, dix pays occidentaux devraient emboîter le pas, portant à 150 le nombre de pays sur 193 membres de l’ONU ayant reconnu la Palestine.
Ce geste intervient alors que la bande de Gaza traverse une crise humanitaire sans précédent. La reconnaissance officielle, bien que symbolique, traduit la volonté de certains États occidentaux de se démarquer face aux violences et de réaffirmer leur attachement au droit international. Dans le cadre du plan franco-saoudien, elle ouvre également la voie à un processus de négociation visant à créer un État palestinien dans les deux prochaines années, à condition que les autorités israéliennes acceptent de dialoguer.
Cette initiative s’accompagne de conditions strictes : un cessez-le-feu immédiat, le désarmement du Hamas et la tenue d’élections présidentielles et législatives libres et transparentes à Gaza, excluant la participation du Hamas. Emmanuel Macron a d’ailleurs souligné que cette reconnaissance marque « le début d’un chemin » pour la paix et la dignité humaine, appelant à un engagement collectif pour sauver des vies et rétablir l’espoir dans une région en proie à la violence et à la souffrance civile.
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Un élan diplomatique et populaire sur le territoire français
La reconnaissance de la Palestine ne se limite pas à la sphère diplomatique. En France, plusieurs villes ont hissé le drapeau palestinien sur leurs mairies malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur. À midi ce lundi, 52 communes sur 34.875, parmi lesquelles Nantes, Stains et Saint-Denis, avaient pavoisé leurs bâtiments publics.
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Certains monuments ont même affiché les drapeaux israélien et palestinien reliés par une colombe tenant un rameau d’olivier, notamment près de la tour Eiffel dimanche soir, symbolisant l’espoir de paix.
Paris soutient l'initiative portée aux Nations-Unies par le Président de la République française pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine.Paris réaffirme son engagement pour la paix qui passe plus que jamais par la solution à deux États.
— Anne Hidalgo (@annehidalgo.bsky.social) 2025-09-21T19:20:33.998Z
Cette reconnaissance, bien qu’empreinte de symbolisme, vise également à envoyer un message politique fort à Benjamin Netanyahou, déterminé à poursuivre la guerre à Gaza. Pour exister, un État doit disposer d’un territoire défini et d’un gouvernement capable de l’administrer, des conditions rendues particulièrement difficiles par le conflit. Consciente de cette réalité, la France a choisi d’agir avec d’autres puissances occidentales, historiquement proches d’Israël et membres permanents du Conseil de sécurité, pour tenter de freiner l’escalade et influencer le rapport de forces international.
La décision française s’inscrit dans un chemin longuement préparé par Emmanuel Macron. Depuis son déplacement en avril à El-Arich, en Égypte, en plein blocus israélien de Gaza, il avait exprimé son intention de reconnaître l’État palestinien, profondément marqué par la situation humanitaire des civils.
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Les limites de la reconnaissance de la Palestine
Malgré donc sa portée symbolique, cette reconnaissance n’aura pas d’effet immédiat sur le terrain. La Palestine conserve un statut d’observateur à l’ONU, sans droit de vote et sans adhésion pleine et entière, bloquée par les États-Unis. Tout changement de statut nécessiterait un feu vert unanime du Conseil de sécurité, où Washington détient un droit de veto et s’oppose à une reconnaissance pleine.
La création d’un État palestinien reste également entravée par l’absence d’un territoire contrôlé et d’un gouvernement stable. La colonisation israélienne accélérée, les menaces d’annexion réitérées par Netanyahou et le refus historique d’Israël de négocier sérieusement compliquent la mise en œuvre d’une solution viable. Même avec des élections libres à Gaza et le désarmement du Hamas, les réalités sur le terrain demeurent marquées par l’occupation et la fragmentation territoriale.
Ainsi, cette initiative constitue avant tout un signal diplomatique fort. Elle réaffirme l’engagement de certains pays occidentaux en faveur du droit international et de la solution à deux États, tout en soulignant les défis majeurs pour transformer ce geste symbolique en progrès concret pour les Palestiniens. En attendant, la guerre se poursuit à Gaza et la population continue de subir les conséquences d’un conflit qui dépasse de loin les annonces diplomatiques.
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