Rallonge budgétaire : Lekjaa justifie les 14 MMDH
Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget © DR
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Lundi à Rabat, Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, a justifié les raisons qui ont poussé le gouvernement à ouvrir des crédits supplémentaires de l’ordre de 14 milliards de DH (MMDH) pour le budget général. Devant les membres de la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, Lekjaa a précisé que cette mesure vise principalement à soutenir les Établissements et entreprises publics (EEP) touchés par les fluctuations internationales des prix, ainsi qu’à financer les dépenses du personnel résultant des accords du dialogue social entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
Fouzi Lekjaa a détaillé la répartition des crédits supplémentaires en indiquant que sur les 14 MMDH jugés « urgents et nécessaires », 4 MMDH seront alloués à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Cette allocation a pour objectif de maintenir les prix de l’eau et de l’électricité stables pour tous les consommateurs, malgré les hausses des coûts observées dans d’autres pays.
Lekjaa a assuré que les tarifs des factures d’eau et d’électricité ne subiront aucune augmentation cette année, malgré les augmentations enregistrées dans plusieurs pays dépendants des importations de matières premières pour la production énergétique. Cette mesure vise à protéger les citoyens des impacts des fluctuations internationales des prix.
Lire aussi : Budget général : une rallonge de 14 MMDH
Engagements du dialogue social
Les crédits supplémentaires incluent également 6,5 MMDH pour mettre en œuvre les engagements du gouvernement dans le cadre du dialogue social. D’ici 2026, ces engagements coûteront environ 45 MMDH et concerneront 4,25 millions de fonctionnaires et salariés. Lekjaa a souligné que la nouvelle approche du gouvernement en matière de dialogue social vise à renforcer le pouvoir d’achat de la classe moyenne, particulièrement affectée par les variations des prix mondiaux.
Le ministre a également présenté les résultats des recettes fiscales, qui ont atteint 14,3 MMDH au 31 mai 2024, enregistrant une progression de 14,58%, et 10,48% pour les recettes douanières. Ces résultats sont le fruit des réformes visant à élargir l’assiette fiscale et à assurer une meilleure collecte des impôts. Le taux de réalisation de la Loi de finances 2024 s’établit ainsi à 46% pour les cinq premiers mois de l’année.
En plus des allocations mentionnées, 3,5 MMDH seront destinés à soutenir la compagnie nationale Royal Air Maroc et à financer les dépenses urgentes liées aux produits de consommation agricoles jusqu’à la fin de l’année. Ces mesures visent à stabiliser des secteurs clés de l’économie marocaine.
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