Emploi : la population active a atteint 12,2 millions en 2022
(Image d'illustration) © DR
A
A
A
A
Les taux de chômage se sont élevés au Maroc ces dernières années. Cette augmentation concerne les jeunes en particulier. Le Haut-Commissariat au plan (HCP) a révélé des chiffres alarmants à ce sujet. Parmi les 27,5 millions de personnes en âge d’activité (les 15 ans et plus), 12,2 millions sont actives, soit un taux d’activité de 44,3%.
Le gouvernement a adopté une stratégie axée sur la promotion de l’investissement et l’amélioration de l’environnement des affaires au Maroc pour créer plus d’opportunités d’emploi. Toutefois, la situation s’avère inquiétante et le nombre de chômeurs reste élevé.
Dans sa récente note d’information portant sur les principales caractéristiques de la population active occupée en 2022, le HCP indique que 1,4 million de personnes sont en situation de chômage. Le taux de chômage s’élève à 32,7% parmi les jeunes de 15 à 24 ans, contre 13,2% pour les personnes âgées de 25 à 44 ans et 3,3% pour les personnes âgées de 45 ans ou plus. Triste nouvelle. En 2022, ce taux a augmenté à 61,4% parmi les jeunes diplômés de niveau supérieur.
Lire aussi : Emploi au Maroc : quelle évolution en 2022 ?
Actifs et inactifs : Quels profils ?
S’agissant de la population inactive, près de trois quarts (73,1%) sont des femmes et 68,8% résident en milieu urbain. Plus de la moitié (51,1%) n’ont aucun diplôme et 44,9% sont âgés de 15 à 34 ans. Les femmes inactives représentent 80,2% de la population féminine en âge de travailler.
Parmi les 5,9 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans, 905.000 personnes ont un emploi (15,4%). Alors que 439.000 sont à la recherche d’un emploi (7,4%) et 4,6 millions sont en dehors du marché du travail (77,2%).
Aussi, 77% des jeunes inactifs sont des élèves ou étudiants et 19,6% sont des femmes au foyer. De même, 1,5 million de jeunes âgé de 15 à 24 ans au Maroc ne travaille pas, n’est pas à l’école et ne suit aucune formation (NEET). Près de 72,8% d’entre eux sont des femmes, 40,6% sont mariées et 68,2% de ces jeunes ont un diplôme.
Concernant les actifs occupés, leurs profils montrent que plus de la moitié sont des salariés (52,6%). Tandis que 30,3% sont des indépendants, 12,3% des aides familiaux et 2,1% des employeurs.
Par catégorie, la répartition des actifs occupés selon le secteur d’activité montre que le domaine des « services » se situe en première position avec 5.099.000 personnes (47,4%). Il est suivi de « l’agriculture, forêt et pêche » avec 3.149.000 personnes (29,3%), de « l’Industrie y compris l’artisanat », avec 1.289.000 personnes (12%) et, enfin, des Bâtiments et travaux publics (BTP) avec 1.209.000 personnes (11,2%).
Près de la moitié des actifs occupés (51,2%) n’ont aucun diplôme, 10,7% occupent des emplois occasionnels ou saisonniers et 12,8% exercent des emplois non rémunérés. Le HCP précise qu’uniquement 26,5% bénéficient d’une couverture médicale liée à l’emploi (46,7% pour les salariés).
Lire aussi : Entrepreneuriat : l’ANAPEC relève le défi !
L’économie marocaine et emploi
Selon l’institution d’Ahmed Lahlimi, «l’économie marocaine n’a pas réussi à générer suffisamment d’emplois pour absorber l’augmentation de la population en âge de travailler».
Cette catégorie active a augmenté, de près de 400.000 personnes, alors que l’économie a créé en moyenne 121.000 postes au cours des trois dernières années. Elle a perdu 432.000 postes d’emploi en 2020 à cause de la pandémie. Ensuite, elle a créé 230.000 postes d’emploi en 2021 et a perdu 24.000 emplois en 2022. Le HCP a expliqué que ce décalage entre l’offre et la demande est liée à l’insuffisance du salaire proposé ou à l’inadéquation entre la formation et l’emploi.
Enfin, les jeunes espèrent le meilleur et s’attendent à ce que cette année offre plus d’opportunités. Rappelons que la Commission des investissements a approuvé 84 projets de conventions et d’avenants, pour un montant total de 67,6 milliards de DH (MMDH). Ces projets visent la création, en 2023, de 10.250 emplois directs et 33.418 emplois indirects. Les attentes des Marocains sont élevées, et le gouvernement continue de faire des promesses. Mais, seront-elles tenues ? À suivre…
Consommation-L’oignon ne fait plus seulement pleurer en cuisine, c’est le passage en caisse qui tire les larmes aux foyers marocains.
Sabrina El Faiz - 4 avril 2026Économie - Le ministre français Nicolas Forissier a effectué une visite stratégique à Casablanca, mettant en avant les opportunités économiques liées au Mondial 2030 et renforçant les partenariats entre entreprises françaises et marocaines dans plusieurs secteurs clés.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Aux Impériales Week 2026, le panel « Marketing houwa koulchi » redéfinit le rôle du marketing. Il s’impose comme une boussole stratégique qui guide innovation, production et croissance bien au-delà de la simple communication.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - La région Casablanca-Settat accélère son programme hydrique avec 27 stations de dessalement et de traitement des eaux. Déjà en grande partie opérationnelles, ces installations visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Recul des prix à l’importation et progression modérée à l’exportation au quatrième trimestre 2025. L’évolution des indices reflète des dynamiques sectorielles contrastées, entre baisse de l’énergie et hausse de certains produits industriels et alimentaires.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Economie - En raison de multiples aléas climatiques, la filière des fruits rouges au Maroc, comme ailleurs, a subi un coup dur.
Mouna Aghlal - 3 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026