Crise économique : le moral des ménages enregistre son plus bas niveau
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
Alors que les crises liées à la guerre russo-ukrainienne, à la pandémie de la Covid-19 et aux changements climatiques, persistent dans le monde, les Marocains subissent les répercussions. Rendus publics par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages montrent une tendance baissière du moral des ménages. Ce dernier s’est intensément dégradé depuis le début du conflit géopolitique en Ukraine.
Les composantes de l’Indice de confiance des ménages (ICM) sont corrélées à leur perception du chômage, de leur situation financière, de l’évolution du niveau de vie et de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables. L’ICM enregistré au cours de ce deuxième trimestre (T2) est de 50,1 points, au lieu de 53,7 points enregistrés le trimestre précédent et 63 points le même trimestre de l’année précédente. De ce fait, la baisse de l’ICM au Maroc implique la détérioration de tous les indicateurs qui le composent.
Lire aussi : Échanges extérieurs : les exportations et importations toujours en hausse
Les ménages ressentent une forte détérioration des niveaux de vie
Eu égard aux répercussions des différentes crises mondiales sur l’économie du Royaume, 79,2% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois. Ce nombre est relativement élevé et est expliqué par la flambée des prix des produits alimentaires et non alimentaires, ainsi que ceux des carburants. Rappelons que, lors du premier trimestre (T1), 75,6% ont déclaré cette dégradation. En outre, 14,6% déclarent qu’ils ont maintenu le même niveau et 6,2% affirment une amélioration.
Joint par la rédaction de LeBrief, Mohamed Rahj, expert en économie et en fiscalité, nous explique : «Cette tendance baissière est constatée au quotidien à travers les discussions». Il ajoute également que «cette diminution risque de continuer, car il y a plusieurs individus qui ont perdu leur travail ou bien qui sont en chômage partiel. Pour ceux qui ont gardé leur travail, ils sont frappés de plein fouet par la flambée des prix».
En outre, le solde d’opinion sur l’évolution, est resté négatif, à moins 37 points, contre 66,8 points enregistrés au T1.
Lire aussi : Confiance des ménages : le moral s’assombrit de plus en plus avec la crise
Les attentes des ménages par rapport aux mois prochains
Concernant l’évolution du niveau de vie, au cours des 12 prochains mois, 46,8% des ménages s’attendent à une dégradation. Pour ceux qui s’attendent à maintenir le même niveau vie ou à une amélioration, ils représentent, respectivement, 40,7% et 12,5%.
Selon l’expert, face à cette situation critique, «les ménages sont en train de revoir les priorités au niveau de leur consommation, en se dirigeant, de plus en plus, vers l’essentiel».
Avec le gouvernement actuel, plusieurs opportunités de travail ont été promises. En revanche, 86% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Pour la création d’emploi au Maroc, Mohamed Rahj souligne que les opportunités de travail créées à travers le programme Awrach ne couvrent pas toutes les catégories sociales. Elles sont destinées aux personnes qui ont perdu leur travail à cause de la crise sanitaire. Pour Forsa, les financements ne démarreront qu’à partir du mois d’août. Et donc, «à part les postes prévus selon le budget de l’État, qui sont autour de 24.000 et 26.000, la création de l’emploi reste limitée», éclaire l’intervenant.
Enfin, Mohamed Rahj a proposé certaines mesures pour “remonter” le moral des ménages. «D’abord, il faut stabiliser les prix, surtout pour les produits considérés comme essentiels. Aussi, il propose de revoir à la baisse la politique fiscale en matière de TVA et d’indexer les salaires sur les taux d’inflation». Ce sont des recommandations et des mesures provisoires qui peuvent être appliquées pendant cette période de crise.
Économie - Le ministre français Nicolas Forissier a effectué une visite stratégique à Casablanca, mettant en avant les opportunités économiques liées au Mondial 2030 et renforçant les partenariats entre entreprises françaises et marocaines dans plusieurs secteurs clés.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Aux Impériales Week 2026, le panel « Marketing houwa koulchi » redéfinit le rôle du marketing. Il s’impose comme une boussole stratégique qui guide innovation, production et croissance bien au-delà de la simple communication.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - La région Casablanca-Settat accélère son programme hydrique avec 27 stations de dessalement et de traitement des eaux. Déjà en grande partie opérationnelles, ces installations visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Recul des prix à l’importation et progression modérée à l’exportation au quatrième trimestre 2025. L’évolution des indices reflète des dynamiques sectorielles contrastées, entre baisse de l’énergie et hausse de certains produits industriels et alimentaires.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Economie - En raison de multiples aléas climatiques, la filière des fruits rouges au Maroc, comme ailleurs, a subi un coup dur.
Mouna Aghlal - 3 avril 2026Économie - Des hausses anticipées des carburants au Maroc interrogent les pratiques des distributeurs et relancent le débat sur la régulation.
El Mehdi El Azhary - 3 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026