Chaque année, le Ballon d’Or consacre le meilleur joueur du monde. Longtemps monopolisée par des attaquants européens ou sud-américains, cette distinction suprême paraît souvent hors de portée pour les Africains, et encore plus pour les latéraux.
Pourtant, cette année le rêve prend forme sous les crampons d’un enfant marocain devenu prince des pelouses européennes : Achraf Hakimi, l’infatigable piston du PSG et des Lions de l’Atlas.
Avec 27 actions décisives (buts + passes) toutes compétitions confondues, une Ligue 1 remportée haut la main, un titre en Ligue des champions, en plus d’une finale du Mondial des clubs, Hakimi a transformé sa constance en chiffres éloquents. On ne parle plus d’un défenseur «moderne», mais bien d’un joueur total, qui crée autant qu’il défend. Et contrairement à certains grands noms, il brille autant en club qu’en sélection. Un argument fort, dans une année sans Coupe du monde, où l’impact collectif et individuel prend encore plus de poids.
D’ailleurs, ce qui frappe dans cette campagne en faveur de Hakimi, c’est l’ampleur de l’adhésion. Des anciens comme Badou Zaki ou Mohamed Timoumi, aux fans ordinaires qui inondent les réseaux sociaux de messages de soutien, le Maroc tout entier pousse derrière son enfant prodige. Même au-delà, des voix africaines et européennes s’élèvent pour dénoncer le manque de reconnaissance envers les défenseurs et les joueurs africains.
Il faut savoir que Hakimi, ce n’est pas qu’un talent sur le terrain. C’est une figure. Un joueur fidèle à ses racines, fier de ce qu’il est, engagé dans des causes qui dépassent le football, et doté d’une rigueur professionnelle rare. Il incarne une génération arabe et africaine en quête de visibilité et d’égalité. Le voir couronné du Ballon d’Or serait bien plus qu’une récompense individuelle : ce serait un message puissant adressé à tout un continent. Un moment historique que l’Afrique attend depuis le sacre de Georges Weah, il y a maintenant trente ans.
Les crues qui ont frappé Ksar El Kebir, comme celles observées ailleurs, ne sont pas de simples accidents météorologiques. Elles révèlent une tension persistante entre capacité de réaction et faiblesse…
Après des années de sécheresse, la voici enfin, la pluie ! Et elle ne fait pas les choses à moitié. Quitte à venir, autant laisser une trace de son passage. Le pays s’étant habitué à…
C’est devenu une habitude ! On a tous tendance à aider celui qui boîte et à laisser celui qui avance se débrouiller seul. On subventionne des entreprises dont le modèle ne fonctionne plus depuis des…
C’est une nouvelle alerte, presque un ultimatum, que Mario Draghi a adressé aux dirigeants européens. Lundi 2 février, à l’université catholique de Louvain, où il recevait un doctorat honoris causa, l’ancien président de la Banque…
La réunion de travail présidée mercredi par le Roi et consacrée au complexe portuaire et industriel Nador West Med relève moins de l’actualité économique stricto sensu que de la sémiologie du pouvoir. Car si l’objet…
15 ans c’est quoi ? Pour s’en rendre bien compte, il suffit de vous souvenir où vous étiez il y a 15 ans… C’est bon ? Eh bien, c’est cette année là que 300 familles…
Les grands événements ne se jouent jamais uniquement sur le terrain. Ils se jouent aussi après, dans ce qui reste, ce qui circule, ce qui s’impose comme lecture dominante. Le récit n’est pas un vrai…
Dix jours après l’accord avec le Mercosur, l’Union européenne et l’Inde ont signé un accord de libre-échange d’une ampleur inédite. Après des décennies de pourparlers, les grandes puissances commerciales accélèrent, réorganisent et redessinent leurs partenariats…
Le 22 janvier 2026, à Davos, le président américain a une nouvelle fois pris le monde de court. Dans le décor policé du Forum économique mondial, il a annoncé la création de son « Conseil de…