Qui peut le peu, peut le mieux
Le vrai cuisinier, ce n’est pas forcément celui qui sort sa toque pour une pièce montée à dix étages avec ingrédients de luxe, thermomètre digital et gélatine bio importée d’Italie. Non, non. Le vrai cuisinier, c’est celui qui ouvre un frigo presque vide un dimanche soir, trois œufs, un reste de légumes, un pot de yaourt… et qui sait improviser un buffet à volonté. Un peu comme nos mamans. Elles ont toujours eu ce génie, de faire beaucoup avec peu.
C’est un peu ça, la vraie vie. Ceux qui ont vu leur mère en cuisine, ont été éduqués, inconsciemment, à cet adage. Qui peut le peu, peut le mieux. Pendant longtemps, celui qui lançait une boîte avait un papa, un oncle, un cousin… investisseur qui l’appuyait à coup de millions. Des selfs made man, surtout self que man. Aujourd’hui les choses ont changé. Peu de gens lancent leur boîte avec un investisseur providentiel, un réseau solide, une équipe de consultants et un local désigné. La plupart bricolent, puis tissent avant d’étendre. Ils avancent avec ce qu’ils ont, à savoir une idée, un ordi, un téléphone, un salon transformé en open-space. Et beaucoup, beaucoup de volonté et de passion.
On aime raconter les success stories comme des fictions parfaites allant de l’idée à la réussite. Eh, mais entre temps, on oublie de dire que de nombreuses portes se ferment, à défaut d’avoir un piston familial solide, les budgets sont serrés, donc impossible d’acheter des voix ou des clients, les nuits sont blanches, les doutes omniprésents… La vérité, c’est que ceux qui réussissent sont souvent des champions du système D. Ils n’attendent pas que tout soit parfait pour se lancer. Ils font avec. Ils font maintenant.
Pourquoi tant ont honte de leur situation ? C’est noble de savoir créer dans le manque, de faire fructifier le peu. C’est un talent, certainement pas donné à ceux qui avaient un chef en cuisine. Trop facile de dire « si j’avais plus, je ferais mieux », mais ce n’est pas le bon état d’esprit. Parce que le mieux, il faut aller le chercher avec ce qu’on a déjà. Et parfois, ce qu’on a déjà suffi largement, car les autres, eux, réussissent sans surprise.
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