Une crise… puis une action… parfois un communiqué… et tout cela dans une lenteur incroyable. Comme si le silence protégeait. Comme si contenir aidait le récit à s’écrire tout seul !
Quand les inondations ont frappé le nord, les images ont circulé plus vite que les explications. Les routes coupées, les habitants livrés à eux-mêmes, les vidéos partagées en boucle. Ce qui manquait, ce n’était pas l’information. C’était LA voix gouvernementale, une présence, une parole capable de tenir l’espace avant qu’il ne se remplisse !
Même scénario lors des manifestations de la Gen Z. Les revendications montaient, les réseaux s’enflammaient, les interprétations s’installaient… et pendant tout ce temps, le silence donnait l’impression que ce gouvernement élu par le peuple, n’était pas vraiment là. Mais bon, peut-être que ne rien dire est devenu une stratégie. Après tout, l’absence de parole évite l’erreur immédiate… quitte à laisser l’erreur collective s’installer.
Dans une entreprise, la mécanique est identique. Une crise éclate, on hésite, on consulte, on préfère attendre d’avoir tous les éléments. Mais entre temps, on laisse le terrain aux autres. Car la nature déteste le vide, et celui-ci ne reste jamais ainsi. Il se remplit d’hypothèses, de soupçons, de versions concurrentes.
Le silence donne l’illusion du contrôle. Il a l’air prudent, mais il crée une distance. Et la distance, en période de tension, se transforme vite en défiance. On ne reproche pas toujours l’erreur, mais on reproche l’absence !
Le problème n’est pas de ne pas tout savoir immédiatement. Le problème est de ne pas être là. De ne pas reconnaître ses responsabilités, même imparfaitement, nul n’est parfait, mais faute avouée à moitié pardonnée. Parler, ce n’est pas résoudre, c’est juste assumer, montrer que quelqu’un est là. Le silence, lui, laisse penser que la barre est lâchée.
Une crise ne détruit pas toujours une organisation. Mais l’impression d’abandon, elle, laisse toujours des traces.
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