Conseil de paix : le Maroc au premier rang de la nouvelle architecture diplomatique de Washington

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Conseil de paix : le Maroc au premier rang de la nouvelle architecture diplomatique de WashingtonSignature de la Charte constitutive du Conseil de paix présidé par Donald Trump, président des Etats-unis, en présence de Nasser Bourita, représentant le Maroc © DR

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Membre fondateur du Conseil de paix initié par le président américain Donald Trump, le Maroc confirme son positionnement stratégique sur la question palestinienne. À Washington, Nasser Bourita a porté un message clair : soutenir la reconstruction de Gaza, préserver la stabilité régionale et ouvrir la voie à un processus réel de paix fondé sur la solution à deux États.

Le 19 février 2026 à Washington, la première réunion du Conseil de paix s’est tenue sous la présidence de Donald Trump. Autour de la table : 47 pays, des chefs d’État et de gouvernement, ainsi que plusieurs ministres des Affaires étrangères. Parmi eux, le Maroc, membre fondateur de cette nouvelle instance internationale.

Représentant le Royaume, Nasser Bourita a affirmé que le roi Mohammed VI soutient l’action américaine pour la reconstruction de Gaza et l’instauration d’un véritable processus de paix au Moyen-Orient. Une déclaration forte, qui positionne Rabat comme un acteur engagé dans la dynamique diplomatique enclenchée par Washington.

Selon le ministre, le plan présenté par le président américain a permis d’obtenir un cessez-le-feu, de mettre un terme à une guerre meurtrière et de jeter les bases d’une approche pragmatique pour rebâtir la bande de Gaza. Le Maroc s’inscrit ainsi dans une logique de stabilisation concrète, loin des postures symboliques.

Lire aussi : Conseil de Paix : réunion inaugurale à Washington

Le Maroc, entre reconstruction et responsabilité politique

Le Royaume s’est engagé à soutenir les travaux du Conseil de paix, notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé et de la promotion de la tolérance et de la coexistence. En tant que Président du Comité Al-Qods, le roi Mohammed VI conserve une légitimité particulière sur la question palestinienne.

L’approche marocaine se veut équilibrée : soutenir les efforts internationaux tout en réaffirmant les constantes nationales. Rabat insiste ainsi sur la nécessité de garantir l’appropriation palestinienne du processus à travers leurs institutions légitimes. En d’autres termes, la reconstruction ne peut être durable sans ancrage politique solide.

Le chef de la diplomatie marocaine a également souligné l’importance de réussir la phase 2 du plan américain afin d’assurer la continuité des efforts de paix. La stabilisation de la Cisjordanie constitue, à ce titre, un impératif pour éviter une extension des tensions.

Pour le Maroc, la reconstruction de Gaza ne représente pas une fin en soi. Elle doit ouvrir la voie à un processus crédible basé sur la solution à deux États, avec la création d’un État palestinien viable vivant en paix aux côtés d’Israël.

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Un Conseil ambitieux et controversé

Créé initialement pour superviser la reconstruction de Gaza et consolider la trêve entre Israël et le Hamas, le Conseil de paix s’est vu attribuer une mission plus large : contribuer à la résolution des conflits armés dans le monde. Cette ambition élargie le place de facto dans une position sensible vis-à-vis des mécanismes existants des Nations unies.

Lors de la réunion inaugurale, le président américain a annoncé que plusieurs pays, principalement du Golfe, ont promis plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Les États-Unis, de leur côté, engageraient 10 milliards de dollars.

Si certains États ont salué l’initiative, d’autres ont exprimé des réserves quant à sa gouvernance et à sa compatibilité avec la Charte de l’ONU. La France, l’Espagne ou encore l’Irlande ont notamment soulevé des interrogations sur la légitimité de cette nouvelle architecture diplomatique.

Dans ce contexte, la participation du Maroc en tant que membre fondateur revêt une dimension stratégique. Elle traduit une volonté d’être présent là où se redessinent les équilibres internationaux, tout en maintenant une ligne diplomatique constante sur la question palestinienne.

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Le football comme outil de reconstruction

Autre annonce marquante de cette réunion : le partenariat conclu entre la FIFA et le Conseil de paix. Son président, Gianni Infantino, a dévoilé un ambitieux projet de création d’un écosystème footballistique complet à Gaza.

Le programme prévoit la construction de 50 mini-terrains, cinq terrains réglementaires, une académie FIFA et un stade national, pour un investissement global de plusieurs dizaines de millions de dollars. L’objectif est de promouvoir la paix, la dignité et l’espoir à travers le sport.

Au-delà des infrastructures, la FIFA ambitionne de soutenir la création de ligues locales, de générer des opportunités professionnelles et d’accompagner le développement des talents. Pour son président, le football représente un langage universel capable de reconstruire non seulement des espaces physiques, mais aussi la confiance et l’espérance des populations.

Pour le Maroc, pays qui s’est imposé ces dernières années comme une nation majeure du football mondial, cette dimension sportive de la reconstruction résonne particulièrement. Elle rappelle combien le sport peut constituer un levier d’inclusion et de cohésion.

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Entre opportunité et responsabilité

Le Conseil de paix ouvre une nouvelle séquence diplomatique dont l’issue demeure incertaine. Son ambition de traiter les conflits mondiaux pourrait redéfinir certains équilibres institutionnels.

Dans ce paysage mouvant, le Maroc a choisi d’être acteur plutôt que spectateur. En s’engageant dès l’origine, il entend peser sur les orientations, défendre ses positions et contribuer à transformer une initiative controversée en levier concret de stabilisation.

La reconstruction de Gaza, si elle se concrétise, pourrait constituer le premier test de crédibilité de cette nouvelle architecture internationale. Pour Rabat, l’enjeu est double : soutenir la paix au Moyen-Orient et confirmer son statut d’acteur diplomatique central dans un monde en recomposition.

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