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Les arbitres marocains ont construit, au fil des décennies, une présence reconnue en Coupe du monde. De la première visibilité du Royaume dans les grands rendez-vous du football international jusqu’aux désignations les plus récentes, cette trajectoire raconte une montée en compétence progressive, portée par quelques figures majeures et par un travail de structuration de l’arbitrage national.

Le jalon le plus marquant reste 1998, lorsque Saïd Belqola devient en France le premier arbitre africain et arabe à diriger une finale de Coupe du monde, entre la France et le Brésil. Cette désignation a donné au Maroc une place singulière dans l’histoire du football mondial et a servi de référence durable pour les générations suivantes, dans un univers longtemps dominé par les écoles européennes et sud-américaines.

Des arbitres marocains passés du statut de pionniers à celui de référence

Avant cette consécration, la présence marocaine au plus haut niveau de l’arbitrage international s’inscrivait dans une progression lente. Les officiels du Royaume devaient s’imposer dans un environnement très concurrentiel, où l’expérience, la condition physique, la maîtrise du jeu et la crédibilité disciplinaire étaient observées avec une extrême attention. La reconnaissance ne s’est donc pas faite en un seul tournoi, mais par une accumulation de prestations solides dans les compétitions continentales et internationales.

Saïd Belqola a incarné ce basculement. Son parcours a démontré qu’un arbitre issu du Maroc pouvait gérer les matches les plus sensibles, avec autorité et sang-froid. Après lui, d’autres noms ont contribué à maintenir le drapeau national dans les circuits de la Confédération africaine et de la Fédération internationale, notamment Redouane Jiyed, Mohamed Guezzaz, Redouane Achiq ou encore Adil Zourak. Tous n’ont pas atteint l’exposition d’une finale mondiale, mais leur régularité a consolidé l’image d’un arbitrage sérieux, discipliné et respecté. Cette continuité a évité que l’exploit de 1998 ne reste un épisode isolé.

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Depuis les années 2010, l’évolution du football a toutefois changé les exigences du métier. La préparation physique est devenue plus poussée, l’analyse vidéo plus présente et l’assistance vidéo à l’arbitrage a profondément modifié le rôle des officiels. Le Maroc a accompagné cette transformation à travers une organisation plus moderne, avec davantage de formation, de spécialisation et de suivi technique. Cette adaptation explique l’émergence d’une nouvelle génération appelée à officier sur les plus grandes compétitions. Des profils comme Jalal Jayed, les assistants Zakaria Brinsi et Mostafa Akarkad, ainsi que le spécialiste VAR Hamza El Fariq, illustrent cette nouvelle étape.

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