Zlecaf : lancement d’une initiative de commerce guidé en faveur de sept pays

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Intégration africaine : combler le déficit financier pour faire décoller la ZLECAfWamkele Mene, le secrétaire général de la Zecaf, lors de la réunion du Conseil des ministres qui s'est tenue en juillet 2022 © DR
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Dans le cadre d’une initiative commerciale guidée, le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), basé à Accra, au Ghana, a choisi sept pays membres bénéficiaires. Il s’agit de la Tanzanie, la Mauritanie, le Kenya, l’Égypte, le Cameroun, le Rwanda et le Ghana. Ces derniers ont tous affirmé leur volonté d’entamer des échanges commerciaux sous le couvert de la Zlecaf.

Selon Wamkele Mene, secrétaire général de cette zone de libre-échange, environ 96 produits différents vont désormais être échangés entre les sept pays volontaires, dont des produits horticoles et pharmaceutiques, le caoutchouc et les ustensiles de cuisine en aluminium, ainsi que le sucre, l’acier et les produits à base de bois. Ces marchandises bénéficieront d’échanges en franchise de droits et de quotas entre les pays partenaires.

«C’est le moment tant attendu par les mères et les pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine. Nous avons enfin honoré et concrétisé la vision de ceux qui ont libéré notre continent», s’est félicité Mene. «Nous connectons l’Afrique de l’Est à l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord à l’Afrique australe. Le commerce sera le moteur de l’inclusion, créant des opportunités pour les jeunes Africains. Nous avons donc fait le premier voyage aujourd’hui, et j’espère que dans 15 ans, nous aurons réussi à sortir des millions et des millions d’Africains de la pauvreté».

Pour le ministre ghanéen du Commerce et de l’Industrie, Alan Kyerematen, le lancement du commerce guidé entre sept pays du continent est très symbolique. «Il symbolise la concrétisation du projet de la Zlecaf. Nous passons aujourd’hui de la parole et des négociations à l’action. Ce lancement confirme que les gouvernements africains, qui ont participé aux négociations, cèdent maintenant la place au secteur privé pour en faire un partenaire de choix», a assuré Kyerematen.

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