Tunisie : appel à des avantages fiscaux pour le paiement électronique

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Tunisie : le e-commerce peine à s'imposerImage d'illustration e-commerce en Tunisie © DR
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En Tunisie, l’expert-comptable et conseiller bancaire Sofiène Ouermi a plaidé, jeudi 11 juin, pour des mesures fiscales destinées à accélérer l’adoption du paiement électronique et à réduire la place des espèces dans l’économie. Il estime que cette transition doit être portée par une stratégie claire des autorités monétaires, en particulier de la Banque centrale de Tunisie, avec des objectifs définis et expliqués aux acteurs économiques.

Intervenant sur les ondes d’une radio locale, il a jugé que le recours massif au cash ne se limite pas à une question de praticité des transactions. Selon lui, cette situation déséquilibre le marché monétaire, facilite l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent, et prive l’Etat d’une part importante de ses recettes. Il appelle donc à alléger les coûts supportés par les commerçants et les professionnels lorsqu’ils utilisent les services bancaires et les moyens de paiement dématérialisés.

Pourquoi le paiement électronique reste un enjeu central en Tunisie

Sofiène Ouermi propose notamment d’accorder des incitations et des avantages fiscaux aux professionnels qui privilégient les circuits formels. Dans son approche, les frais liés à l’utilisation des services bancaires et des solutions numériques pourraient être déduits de l’assiette de l’impôt sur le revenu. L’objectif serait de rendre plus attractif le passage aux outils modernes, tout en intégrant davantage d’opérateurs à l’économie organisée.

En Tunisie, la progression de ces usages se heurte encore à plusieurs freins : coût des terminaux et des commissions, habitudes de paiement ancrées, poids du secteur informel et confiance limitée d’une partie des usagers envers les canaux bancaires. Dans ce contexte, la proposition de lier la réforme à un avantage fiscal vise à modifier les comportements sans passer uniquement par la contrainte. Elle relance aussi la question de l’équilibre entre contrôle des flux financiers, soutien aux petites entreprises et adaptation du système bancaire.

Tunisie : le e-commerce peine à s’imposer

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