Sénégal : le gouvernement veut renouer avec le secteur privé

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Sénégal : le gouvernement veut renouer avec le secteur privéLe drapeau du Sénégal © DR
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Le premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lô, a rencontré jeudi à Dakar une quinzaine d’organisations patronales, dans le cadre d’une reprise du dialogue entre l’État et les entreprises. Cette réunion intervient dans un contexte marqué par les tensions de trésorerie des entreprises, les arriérés de paiement publics et les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) sur le redressement des finances sénégalaises.

Les représentants du secteur privé ont notamment fait part de leurs préoccupations concernant la dégradation du climat des affaires et le manque de concertation avec les pouvoirs publics sur plusieurs réformes, notamment celles relatives au code des douanes et à la fiscalité. Ils ont également insisté sur la nécessité d’instaurer un mécanisme de dialogue régulier avec le gouvernement.

À l’issue de la rencontre, Ahmadou Al Aminou Lô a proposé plusieurs axes de travail destinés à faire du secteur privé un moteur de la transformation économique prévue dans le cadre de la Vision Sénégal 2050. Parmi les priorités figurent le renforcement du dialogue entre l’État et les entreprises, l’amélioration de l’environnement des affaires, l’investissement dans les territoires et les filières industrielles, ainsi que la mise en œuvre de projets structurants. Le paiement de la dette intérieure et le redressement des entreprises en difficulté figurent également parmi les orientations annoncées.

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1.956 milliards de francs CFA d’arriérés

La question des arriérés de l’État constitue l’un des principaux enjeux de cette relation. Lors de sa déclaration de politique générale, le premier ministre avait évalué les arriérés de paiement à 1.956 milliards de francs CFA, dans un contexte où la dette publique représente environ 134% du PIB.

Selon les éléments communiqués à l’issue de la réunion avec le patronat, le gouvernement prévoit de consacrer 300 milliards de francs CFA au démarrage de l’apurement de cette dette envers les entreprises privées. Les organisations patronales ont accueilli cet engagement comme un signal positif, tout en attendant sa concrétisation.

Le règlement de ces créances reste lié à la trajectoire financière globale du Sénégal. Le 1er septembre, Dakar et les services du FMI sont parvenus à un accord technique ouvrant la voie à un programme de 36 mois d’environ 2,2 milliards de dollars. Cet accord demeure soumis à l’approbation de la direction et du conseil d’administration du Fonds.

Le gouvernement entend ainsi rétablir progressivement ses équilibres financiers tout en préservant les capacités d’investissement des entreprises. Un nouveau rendez-vous avec le secteur privé est attendu dans le cadre du prochain Conseil présidentiel de l’investissement.

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