L’Egypte signe de nouveaux accords pour exploiter le pétrole et le gaz

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Pétrole : le baril dépasse 115 dollars avec la guerre au Proche-OrientImage d’illustration © DR
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Après avoir signé, la semaine dernière, un protocole d’accord avec la major britannique BP, l’Égypte poursuit sa dynamique de partenariats énergétiques. Lundi 15 septembre, le pays a conclu trois nouveaux accords d’exploration pétrolière et gazière, confirmant sa volonté de renforcer son potentiel de production nationale et de répondre aux besoins croissants de sa consommation intérieure.

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Ces nouveaux marchés concernent trois zones stratégiques : le désert occidental, le golfe de Suez et le nord du Sinaï. Selon le ministère du Pétrole, Apache Corporation (États-Unis) investira près de 35 millions de dollars dans l’exploration du désert occidental, tandis que Dragon Oil, filiale de la société émiratie ENOC, mobilisera environ 40,5 millions de dollars dans le golfe de Suez. De son côté, Perenco Egypt consacrera 46 millions de dollars à la recherche dans le nord du Sinaï.

Ces investissements s’ajoutent à d’autres accords signés au début du mois, pour un montant global de 340 millions de dollars, impliquant Shell, Eni et Arcius Energy, joint-venture entre BP et XRG, filiale d’ADNOC. Cette accélération des contrats illustre l’urgence pour Le Caire de compenser le déclin de la production gazière, lié au vieillissement des gisements et à la forte pression de la demande domestique.

L’Egypte ambitionne de redevenir un exportateur net de gaz

Le démarrage des forages est prévu dans les prochains mois. Les autorités espèrent que ces nouvelles campagnes d’exploration conduiront à des découvertes capables de soutenir la production et de renforcer la sécurité énergétique du pays. En toile de fond, l’Égypte affiche une ambition claire : redevenir un exportateur net de gaz, notamment vers les marchés méditerranéens et asiatiques.

C’est dans ce cadre que le Premier ministre Mustafa Madbouly a fixé l’objectif de porter la production nationale à 6,6 milliards de pieds cubes standards par jour d’ici 2027, contre environ 4,1 milliards actuellement. Un défi de taille que Le Caire entend relever en multipliant les partenariats stratégiques avec les majors internationales.

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