La génétique bovine rapproche le Brésil et plusieurs pays africains
Du Sénégal au Botswana, la génétique bovine s’impose comme un nouveau terrain de coopération entre le Brésil et plusieurs pays africains. Mi-juillet, le Botswana a reçu un premier lot de 200 vaches gestantes de race Girolando en provenance du Brésil, point de départ d’un programme de 1.000 têtes porté par la Société de développement du Botswana pour renforcer la production laitière nationale.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large sur le continent, où les Etats cherchent à réduire leur dépendance aux importations de viande et de lait. En 2024 et 2026, le Sénégal, le Burkina Faso et la Guinée ont eux aussi annoncé des projets d’importation de bovins brésiliens à haut potentiel, avec un objectif commun : moderniser les élevages, améliorer les rendements et structurer davantage les filières animales.
Pourquoi la génétique bovine attire les élevages africains
Au Botswana, le choix s’est porté sur la race Girolando, reconnue pour ses performances laitières et sa capacité d’adaptation aux climats tropicaux. L’opération vise à accroître la productivité d’un cheptel national confronté aux limites des races locales en matière de rendement, dans un pays où la sécurité alimentaire reste un enjeu central malgré une longue tradition d’élevage.
La même logique apparaît ailleurs en Afrique de l’Ouest. En Guinée, un accord conclu cette année prévoit l’introduction de plus de 2.000 bovins brésiliens afin de soutenir à la fois la production de viande et celle de lait. Le partenariat inclut aussi un transfert de compétences autour de l’insémination artificielle et du transfert d’embryons, deux techniques destinées à diffuser plus rapidement des caractéristiques génétiques recherchées dans les troupeaux locaux.
Au Burkina Faso, un programme annoncé en février porte sur 710 bovins de races Guzerá, Gir, Holstein et Nelore. Le Sénégal avait, plus tôt, engagé une démarche comparable avec l’annonce de l’importation de 1.000 bovins Guzerá à fort potentiel. Cette montée en puissance reflète une priorité partagée sur le continent : augmenter la production locale pour répondre à une demande alimentaire en hausse, sous l’effet de la croissance démographique, de l’urbanisation et de l’évolution des habitudes de consommation.