La BAD accorde 500 millions de dollars au Nigeria pour renforcer la gouvernance et la transition énergétique

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La BAD accorde 500 millions de dollars au Nigeria pour renforcer la gouvernance et la transition énergétiqueVue aérienne d’un axe routier majeur de Lagos (Nigeria) © DR
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Le Nigeria vient d’obtenir un important soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD), qui a approuvé un prêt de 500 millions de dollars destiné à consolider les réformes économiques et à accélérer la transition énergétique du pays. Ce financement, validé le 24 novembre à Abidjan, s’inscrit dans la seconde phase du Programme d’appui à la gouvernance et à la transition énergétique couvrant les exercices 2024 et 2025.

Selon Abdul Kamara, directeur général de la BAD au Nigeria, cette nouvelle étape doit « stimuler une croissance inclusive » en renforçant les transformations structurelles déjà entamées dans les secteurs importants de l’énergie et des finances publiques. L’objectif est également d’améliorer les recettes non pétrolières et d’élargir les marges budgétaires du pays.

Renforcer les mécanismes budgétaires et transformer le secteur électrique

Le programme s’articule autour de trois priorités. D’abord, l’amélioration de la politique fiscale, notamment par la modernisation des outils de gestion financière et une transparence accrue dans l’utilisation des fonds publics. Cette composante vise à créer une administration plus efficace et à optimiser les dépenses de l’État.

Lire aussi : Un gros chantier à la BAD

Ensuite, une accélération des réformes du secteur de l’électricité est prévue. Elle doit contribuer à réduire la pauvreté énergétique, élargir l’accès à une énergie fiable et renforcer la gouvernance de l’ensemble de la filière. L’enjeu est également d’attirer davantage d’investisseurs privés grâce à un climat d’affaires plus clair et plus stable.

Transition énergétique et adaptation climatique comme leviers d’avenir

Le troisième axe concerne l’accompagnement de la transition énergétique. Il inclut des mesures d’adaptation au changement climatique, l’adoption de normes d’efficacité pour les équipements électriques, ainsi que la mise à jour de la Contribution déterminée au niveau national pour la période 2026-2030.

Plusieurs institutions nigérianes bénéficieront directement de ce programme, notamment les ministères de l’Énergie, des Finances, de l’Environnement, ainsi que les agences dédiées à la gestion de la dette, au contrôle public ou encore à la régulation du secteur électrique.

Le secteur privé profitera également de nouvelles opportunités d’investissement grâce à un environnement renforcé pour les partenariats public-privé. Au 31 octobre 2025, la BAD comptait déjà 52 projets actifs au Nigeria, représentant un engagement total de 5,1 milliards de dollars, soulignant l’importance stratégique de ce partenariat.

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