Ghana : le GoldBod, nouveau gendarme du secteur aurifère

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Pékin reporte au 29 juillet 2026 le rachat d’Allied Gold par ZijinL’Or Illustration .© DR
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Dans le cadre de la régularisation du secteur aurifère, le Ghana a procédé à la création du GoldBod, institution promulguée par le président John Dramani Mahama le 2 avril 2025 après approbation parlementaire. Présentée comme l’unique entité habilitée à acheter, vendre et exporter l’or issu de l’exploitation artisanale, cette structure vise à mieux encadrer une filière marquée par la contrebande et la dispersion institutionnelle. Les compagnies minières industrielles conservent leur droit à l’exportation directe, mais neuf d’entre elles ont déjà accepté de vendre 20% de leur production au GoldBod.

Né des cendres de la Precious Minerals Marketing Company (PMMC), le GoldBod hérite de ses fonctions, de son personnel et de ses ressources. Il élargit toutefois son champ d’action en centralisant désormais la délivrance des licences, l’analyse de pureté, la promotion du raffinage et le soutien à la transformation locale. Une concentration de pouvoirs qui inquiète certains observateurs, dénonçant un processus précipité, un possible conflit d’intérêts, et une dépendance à un financement public jugé opaque.

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Doté d’un budget de 279 millions de dollars, financé par l’État, le GoldBod prévoit d’acheter jusqu’à trois tonnes d’or par semaine auprès des mineurs artisanaux. L’opposition, par la voix de l’ancien ministre Mohammed Amin Adam, critique cette décision, qu’elle perçoit comme une manne destinée aux proches du parti au pouvoir, le NDC.

Pour apaiser les tensions, le président du GoldBod, Sammy Gyamfi, a adopté une approche concertée. Il a engagé des discussions avec la Chamber of Bullion Traders et les mineurs artisanaux pour garantir des prix équitables et un appui logistique. Il relance aussi les liens avec la Gold Coast Refinery, inactive depuis 2016, avec l’objectif de raffiner localement l’or et d’obtenir une accréditation LBMA.

Débutant ses activités sur fond de promesses et d’actions symboliques dont l’arrestation récente de contrebandiers indiens, le GoldBod veut incarner un changement de cap.

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