Ebola RDC : une ONG réclame des clarifications sur les fonds
Image d'illustration de soins lors d'une épidémie d'Ebola en RDC © DR En République démocratique du Congo, une organisation non gouvernementale appelle à des explications sur l’utilisation des financements mobilisés contre Ebola. Cette demande intervient alors que des bailleurs internationaux ont décaissé d’importantes sommes pour la riposte sanitaire, dans un pays régulièrement confronté à des flambées épidémiques et à de fortes contraintes logistiques.
L’ONG estime que des clarifications sont nécessaires sur les circuits de gestion, l’affectation des ressources et le suivi des dépenses engagées sur le terrain. La question touche à la transparence de l’action publique et humanitaire, dans un contexte où la RDC reste l’un des Etats africains les plus exposés aux urgences sanitaires, aux déplacements de population et à l’insécurité dans plusieurs provinces de l’Est.
Ebola RDC : transparence financière et efficacité de la riposte
Les financements consacrés aux épidémies en RDC couvrent habituellement un large éventail de besoins : surveillance communautaire, prise en charge des malades, équipements de protection, laboratoires mobiles, vaccination, sensibilisation et logistique. Dans un territoire vaste, aux infrastructures limitées et aux zones parfois difficiles d’accès, la gestion de ces moyens est particulièrement sensible. Toute interrogation sur leur utilisation peut raviver la défiance des populations locales, déjà mise à l’épreuve lors des précédentes campagnes sanitaires.
Ebola : l’extension de l’épidémie met à l’épreuve la coordination sanitaire africaine
La RDC a connu plusieurs épisodes d’Ebola depuis l’identification du virus près de la rivière du même nom en 1976. Les flambées les plus récentes ont rappelé la difficulté de coordonner une réponse durable entre autorités nationales, partenaires techniques et financiers, acteurs humanitaires et communautés locales. A l’échelle continentale, ces crises ont aussi renforcé l’implication de l’Union africaine, des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies et de la Banque africaine de développement, aux côtés d’autres partenaires, pour soutenir les systèmes de santé et améliorer les capacités d’alerte rapide.