Investissements étrangers directs : Pourquoi le Maroc s’en sort mieux

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La Cnuced relève un bond de 91% des IDE au Maroc en 2025Photo d'illustration © DR

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Certes, le flux net des investissements directs étrangers a reculé de 17 % à fin mai. Mais, cette baisse de régime ne donne pas forcément une idée du comportement des IDE en fin d’année. Malgré le décrochage de 33 % du flux net à la même période en 2018, l’année s’était achevée sur une hausse de 29 % !

Le Maroc a retenu 14 milliards d’investissements directs étrangers sur les premiers mois de cette année. En tenant compte des sorties, le flux net s’est établi à 8,1 milliards de DH, soitune baisse de 17 % à fin mai. Malgré cette baisse de régime, le Royaume s’en tire relativement mieux pour plusieurs raisons. D’abord, la baisse de 2019 est moins importante comparée à la même période en 2018 où le flux net avait dévissé de 33 %. Ensuite, il ne faut pas tirer de conclusions définitives sur la base des performances en milieu d’année. Une grosse transaction peut rapidement faire bouger les lignes. Malgré la contre-performance de 33 % des IDE (investissements directs étrangers) au premier semestre en 2018, le Maroc a terminé l’année en hausse de 29 %.

Par ailleurs, le Maroc se comporte très bien dans un contexte mondial où les investissements directs étrangers ont reculé sur les trois dernières années. Sur le continent, le Maroc figure toujours en tête des pays les plus attractifs. Sur les dix dernières années, les IDE n’ont baissé qu’une seule fois. Cela témoigne de l’attractivité de la destination Maroc, malgré le printemps arabe qui a exacerbé le risque dans la région.

Les opérations automobiles, aéronautiques et européennes soutiennent les IDE

De grandes opérations dans les secteurs automobile et aéronautique ont soutenu les IDE ces dernières années. Les cessions du groupe SNI ont aussi participé au dynamisme des investissements directs étrangers. Pour le reste, la conjoncture particulièrement en Europe, principal partenaire économique du Royaume impacte les investissements en direction du Maroc.

Les opérations en provenance de l’Union européenne sont sur une tendance baissière. En revanche, les pays arabes renforcent leurs positions dans le Royaume. Il reste que pour l’économie, les retombées ne sont pas les mêmes. L’investissement à forte valeur ajoutée notamment dans l’industrie émane surtout des pays européens. Les pays du Golfe sont plus présents dans l’Immobilier. Aujourd’hui, ce secteur pèse lourd dans les IDE que reçoit le Maroc. Le challenge est d’arriver à retenir plus d’investissement dans l’industrie. Les stratégies sectorielles, notamment le plan d’accélération industrielle ont permis d’améliorer l’attractivité du Maroc dans ce domaine. Il reste à assurer une cohérence entre les différentes stratégies et aussi à renforcer la formation des profils qualifiés pour attirer davantage de donneurs d’ordres étrangers.

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