TikTok divise le Parlement Kényan

Temps de lecture :
TikTok au Maroc : interdiction ou régulation ?Illustration du logo de l'application TikTok. © REUTERS/Dado Ruvic
A A A A A

Le Parlement kényan a été le théâtre d’un débat houleux le 15 août concernant une proposition visant à interdire le réseau social chinois TikTok. Cette question brûlante a été soulevée à la suite d’une pétition lancée par Bob Ndolo, un homme d’affaires kényan. Dans sa missive, Ndolo a critiqué TikTok pour avoir encouragé le partage de contenus inappropriés, la violence, le langage vulgaire, le discours de haine, et pour avoir collecté les données des utilisateurs.

La pétition de Ndolo a soulevé des préoccupations quant à l’impact de TikTok sur les valeurs culturelles et religieuses du Kenya. Elle a cependant rencontré une opposition féroce de la part de nombreux parlementaires, dont Kimani Ichung’wah, chef de la majorité au Parlement kényan. Ichung’wah a souligné qu’être sur TikTok n’était ni criminel ni maléfique et qu’il ne fallait pas céder à la tentation de bannir l’application. Il a néanmoins reconnu qu’il pouvait y avoir des abus dans son utilisation.

Des interdictions de TikTok ailleurs dans le monde

La proposition d‘interdiction de TikTok au Kenya s’inscrit dans un contexte mondial où de nombreux pays ont imposé des restrictions ou même interdit l’application. Plus tôt ce mois-ci, les autorités sénégalaises ont suspendu TikTok jusqu’à nouvel ordre, citant son utilisation pour diffuser des messages haineux et subversifs menaçant la stabilité du pays.

En juillet, la République démocratique du Congo (RDC) a également pris des mesures contre TikTok pour sanctionner l’exposition de contenus jugés immoraux. Ces actions reflètent les préoccupations croissantes concernant le contenu sur TikTok, en particulier sa capacité à atteindre un jeune public impressionnable.

Le Kenya demeure divisé

Le débat au Parlement kényan illustre la division persistante sur la manière de gérer TikTok et d’autres plateformes de médias sociaux similaires. Certains voient en TikTok un danger pour les valeurs culturelles et religieuses, tandis que d’autres estiment que la réponse devrait être la régulation plutôt que l’interdiction complète.

La question de TikTok et de son impact sur la société soulève des questions importantes sur la réglementation des médias sociaux à l’ère numérique. La décision du Parlement kényan concernant l’interdiction de TikTok reste en suspens, et il est probable que le débat sur la réglementation des médias sociaux se poursuivra au Kenya et dans d’autres pays confrontés à des dilemmes semblables.

Recommandé pour vous

Tunisie : appel à des avantages fiscaux pour le paiement électronique

En Tunisie, Sofiène Ouermi propose des incitations fiscales pour le paiement électronique. Une piste clé pour réduire l’usage du cash.

Le budget éthiopien 2026/2027 grimpe à 14,5 milliards de dollars

Le budget éthiopien atteint 14,5 milliards de dollars pour 2026/2027. Une hausse marquée à suivre dans une économie encore sous pression.

Rwanda : 35,7 millions de dollars débloqués par le FMI

Le FMI a accordé au Rwanda un premier décaissement de 35,7 millions de dollars dans le cadre d’un programme de 250 millions destiné à soutenir l’économie et les réformes.

Tunisie : le e-commerce peine à s’imposer

En Tunisie, le commerce en ligne ne séduit que 8,7% des consommateurs. Découvrez les freins qui ralentissent encore ce marché numérique.

Côte d’Ivoire : une croissance moyenne de 6,8% visée d’ici 2029

La Côte d’Ivoire anticipe une croissance moyenne de 6,8 % entre 2027 et 2029, portée par les recettes internes, l’investissement public et une dette jugée soutenable.

Or africain : Pékin retarde l’acquisition d’Allied Gold par Zijin Mining

Pékin reporte au 29 juillet le rachat d’Allied Gold par Zijin Mining suite à des doutes sur la prime payée et les risques au Mali, où se situe la moitié de la production visée.
pub