La presse arabophone (hebdos) du samedi 9 mai 2026

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Le pari diplomatique du Maroc | Anciens visages, nouvelles promesses | Croissance des fortunes au Maroc | Le prix des moutons sous tension | Un 1er Mai en demi-teinte | Ligne directe contre la corruption

AL WATAN : Le pari diplomatique du Maroc. La politique étrangère du Maroc, sous le règne du roi Mohammed VI, a connu une transformation profonde, portée par une stratégie de rayonnement axée sur le développement et le renforcement des partenariats. Cette orientation a permis au Royaume de consolider son influence, notamment en Afrique, tout en affirmant davantage sa présence sur la scène internationale. Le Souverain a privilégié une diplomatie pragmatique, fondée sur les complémentarités économiques, les échanges humains et les projets de coopération. Cette approche contribue à renforcer le positionnement du Maroc comme un acteur régional et international de premier plan dans un contexte géopolitique en mutation.

 

AL MICHAAL : Anciens visages, nouvelles promesses. D’anciens membres de précédents gouvernements, critiqués pour des engagements non tenus, refont surface sur la scène politique avec de nouvelles promesses électorales. Leur retour ravive le débat sur l’écart persistant entre les annonces officielles et les attentes des citoyens. Plusieurs réformes et projets, présentés comme des leviers de transformation, peinent encore à se concrétiser. Cette lenteur alimente un climat de défiance, dans lequel la capacité des responsables à produire des résultats tangibles est régulièrement questionnée. Dans ce contexte, l’année 2026 s’impose comme une étape charnière, où la crédibilité des engagements politiques sera mise à l’épreuve de la réalité économique et sociale.

 

AL OUSBOUE : Croissance des fortunes au Maroc. Le Maroc enregistre une progression marquée du nombre de grandes fortunes. En 2026, le Royaume compte 432 personnes disposant d’un patrimoine supérieur à 30 milliards de centimes, contre 305 en 2021, soit une hausse de 41% en cinq ans. Selon Knight Frank, ce nombre pourrait atteindre 550 d’ici 2031. Cette évolution s’appuie sur plusieurs facteurs, notamment la stabilité économique du pays, l’émergence d’entrepreneurs dans des secteurs porteurs comme les technologies, les énergies renouvelables et la logistique, ainsi que l’attractivité croissante du marché immobilier marocain auprès des investisseurs étrangers, en particulier britanniques.

 

AL AYYAM : Le prix des moutons sous tension. La question des prix des moutons pour Aïd Al-Adha alimente le débat entre les éleveurs et les consommateurs. Si certains misent sur une disponibilité importante du cheptel national pour favoriser une baisse des tarifs, d’autres anticipent le maintien de prix élevés, invoquant la hausse continue des coûts liés à l’alimentation animale, au transport et à l’élevage. Les familles marocaines, confrontées à une capacité d’achat limitée, expriment inquiétudes et attentes. Les premières tendances observées sur les marchés traduisent un mélange d’optimisme prudent et de craintes persistantes à l’approche de cette fête religieuse.

 

AL MICHAAL : Un 1er Mai en demi-teinte. Les célébrations de la Fête du Travail cette année ont été marquées par une nette baisse d’intensité. Selon le secrétaire général de l’Organisation démocratique du travail, les rassemblements syndicaux furent symboliques et modestes, reflétant la crise sociale et économique du pays. La participation est restée limitée, sauf dans quelques régions. Les revendications demeurent classiques : hausse des salaires, amélioration des conditions de travail, révision des lois sociales et élargissement de la protection. Le dialogue social, lui, stagne sans avancées concrètes.

 

AL ANBAE : Ligne directe contre la corruption. Le Maroc a lancé le numéro « 3003 » pour signaler directement les cas de corruption. Ce dispositif, piloté par la Haute Autorité de l’intégrité et de la lutte contre la corruption, s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale 2025-2030. Accessible à tous les citoyens, il garantit confidentialité et protection des dénonciateurs, tout en intégrant des outils numériques pour un suivi rapide et efficace. L’initiative vise à renforcer la transparence, la confiance institutionnelle et la culture de responsabilité dans la gestion publique.

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