La presse arabophone (hebdos) du samedi 7 février 2026

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Échec structurel face aux inondations | Gestion hydrique : suivi de la situation exceptionnelle | Polémique sur les prix du Mondial 2026 | La CAN 2025, héritage durable du Maroc | La réforme de l’avocature suscite un rejet massif | Développement équitable au Maroc : le défi territorial

AL WATAN : Échec structurel face aux inondations. Les inondations récurrentes, comme à Ksar El Kebir, Sidi Slimane ou Safi, révèlent un échec structurel de la gestion des risques. L’urbanisation en zones inondables sans protection suffisante aggrave les catastrophes. Les projets de prévention sont retardés ou inefficaces, laissant les quartiers populaires vulnérables à chaque alerte, contraints à l’évacuation d’urgence. Cet écart entre les grandes stratégies annoncées et la protection réelle des populations fragiles nourrit un sentiment d’abandon et l’impression que les autorités n’interviennent qu’après les drames.

 

AL ALAM AL OUSBOUÏ : Gestion hydrique : suivi de la situation exceptionnelle. Nizar Baraka, ministre marocain, a présidé une réunion du Comité de l’Eau pour évaluer la situation hydrologique exceptionnelle. L’accent a été mis sur la gestion des barrages à fort taux de remplissage et sur les opérations de lâchers d’eau préventifs. Les participants ont constaté une situation actuellement maîtrisée, tout en reconnaissant son caractère exceptionnel dû à d’importantes disparités pluviométriques récentes. Ils ont aussi souligné le rôle positif des barrages pour le stockage et la prévention des inondations, après des années de sécheresse. La coordination pour une surveillance renforcée a été réaffirmée.

 

AL AYYAM : Polémique sur les prix du Mondial 2026. La FIFA fait face à une critique mondiale pour les prix élevés des billets de la Coupe du monde 2026. Des groupes sociaux dénoncent une trahison de l’esprit du tournoi, estimant que cela exclut les personnes aux revenus modestes. L’organisme se défend en arguant que cette tarification dynamique reflète les standards des grands événements en Amérique du Nord et la forte demande, assurant que les revenus serviront au développement mondial du football.

 

AL ANBAE : La CAN 2025, héritage durable du Maroc. L’organisation de la CAN 2025 par le Maroc a dépassé le cadre sportif pour devenir un projet structurant. Le pays en a profité pour développer des compétences internationales, notamment en finance et en préservation de l’environnement. Cette approche vise à laisser un héritage durable, en renforçant les capacités locales et en intégrant des standards internationaux, faisant de l’événement un levier de développement au-delà de l’aspect compétitif et festif.

 

AL OUSBOUE : La réforme de l’avocature suscite un rejet massif. Les avocats marocains rejettent le projet de réforme de la loi sur la profession, porté par le ministre de la Justice. Ils dénoncent une atteinte à l’indépendance historique de l’avocature, la plaçant sous tutelle de l’exécutif et réduisant son rôle à des fonctions techniques. Face à ce qu’ils considèrent comme une trahison des accords passés, les avocats menacent de démissionner collectivement pour défendre le droit à un procès équitable et protéger leurs acquis.

 

AL ALAM AL OUSBOUÏ : Développement équitable au Maroc : le défi territorial. La justice territoriale au Maroc vise à intégrer toutes les régions dans la dynamique nationale et à corriger les inégalités historiques. La régionalisation avancée, pilier du nouveau modèle de développement, est une réponse clé. Elle propose une décentralisation du pouvoir, permettant aux régions de concevoir leurs programmes selon leurs spécificités, avec plus de transparence et de participation citoyenne. Toutefois, sa mise en œuvre se heurte à des défis : manque de compétences locales, faiblesse des moyens de contrôle et insuffisance de volonté politique pour corriger les déséquilibres.

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