Financement des PME : Bank Al-Maghrib plaide pour des systèmes de garantie solides
Le siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat © DR
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Le directeur général de Bank Al-Maghrib (BAM), Abderrahim Bouazza, a appelé à la mise en place de systèmes de garantie robustes et à la réduction de l’asymétrie de l’information pour faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) africaines.
Intervenant lors d’un panel consacré au financement des entreprises en croissance, dans le cadre de l’Africa Financial Summit (AFIS 2025), Abderrahim Bouazza a souligné la nécessité de développer des bases de données et centrales d’information sur les comportements de paiement, les incidents financiers et les bilans d’entreprises. Ces dispositifs, selon lui, permettraient de mieux évaluer le risque de crédit et de renforcer la confiance entre établissements bancaires et PME.
D’ailleurs, ce dernier a également plaidé pour la diversification des instruments de marché, notamment à travers le développement du marché obligataire, et pour la création d’un marché de capitaux régional via l’intégration des bourses africaines.
Il a aussi indiqué que le financement de l’économie marocaine repose encore à 90% sur le système bancaire, et que le pays dispose désormais d’un système de garantie unifié géré par Tamwilcom, dont les engagements représentent environ 6% du PIB.
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Un appel à un changement culturel dans l’entrepreneuriat africain
De son côté, Moncef Belkhayat, président du groupe Buildings & Logistic Services (BLS), a exhorté les entrepreneurs africains à opérer un changement radical de culture. Il les a invités à privilégier la transparence fiscale plutôt que l’optimisation à court terme, estimant que le fait de payer le plus d’impôts possible permet de renforcer les bilans et d’attirer les investisseurs institutionnels, notamment les fonds de private equity.
Pour Olivier Buyoya, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest à la Société Financière Internationale (IFC), les principaux obstacles à l’accès au financement des petites entreprises demeurent le risque élevé et le manque de formalisation.
Il s’est toutefois montré optimiste quant aux solutions fondées sur la technologie et les données, citant l’exemple de l’utilisation des informations issues des compagnies de télécommunication et d’électricité pour évaluer la viabilité d’entreprises informelles.
L’IFC, a-t-il précisé, travaille avec plusieurs partenaires africains pour accélérer l’adoption de ces technologies innovantes et réduire le risque dans les secteurs exclus du financement traditionnel.
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