Ce n’est pas anodin si de nombreux Africains ont une piètre opinion de la police. Entre la répression lors des manifestations et la corruption au quotidien, les populations n’ont pas d’autre choix. Certains mettront ces pratiques dans le cadre d’un manque de professionnalisme ou de formation. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : les bavures policières ont de beaux jours devant elles.
Et ce ne sont pas les Kenyans qui diront le contraire. Lors de la commémoration du soulèvement du 7 juillet 1990 pour l’instauration du multipartisme, les manifestants ont été réprimés par les forces de l’ordre. La veille, les autorités avaient barricadé les principales artères de Nairobi. Il faut le souligner : depuis les manifestations de l’année dernière contre les taxes, le gouvernement a durci le ton.
Le 25 juin 2024, le Parlement avait été pris d’assaut par des manifestants qui réclamaient le retrait de la loi de finances et la démission du président William Ruto. Ces événements avaient fait une soixantaine de morts et plus de 80 personnes portées disparues, essentiellement des jeunes de la génération Z selon les organisations de défense des droits de l’homme. Et rebelote : à la fin du mois de juin, une autre manifestation a également fait plus d’une dizaine de morts.
Passons de la Corne de l’Afrique à l’océan Atlantique, plus précisément au Sénégal. Là aussi, le spectacle n’est guère reluisant. Début juillet, deux jeunes ont perdu la vie lors d’une intervention policière dans la banlieue dakaroise, et un troisième dans le nord du pays, à Rosso. Face à ce tableau macabre, qui rappelle les dernières années de règne du président Macky Sall, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de ces trois jeunes.
Les dirigeants doivent, d’une part, cesser d’instrumentaliser la police à des fins politiques et, d’autre part, investir dans sa formation. Sinon, elle continuera à jouer les médecins après la mort.
Les législatives du 23 septembre ont livré leurs premiers résultats. Le PAM arrive en tête avec 97 sièges, devant le RNI avec 66, l’Istiqlal avec 65 et le PJD avec 54. Derrière eux viennent le…
Hier, à New York, le Brésil a ouvert, comme depuis 1955, le débat général de l’Assemblée des Nations unies. Pour la dixième fois de sa carrière, Lula s’avance à la tribune et rappelle que l’Organisation…
Dans les états-majors politiques, le réveil est un peu moins rude. Après des semaines de meetings, de déplacements, de poignées de mains et de nuits écourtées, le retour définitif à l’heure légale GMT tombe comme…
Juste une petite question, vous allez voter ou pas ? Franchement ne me répondez pas, ça ne me regarde pas et ne regarde personne. Ah ben si, vous, ça vous regarde. La politique, ce n’est…
À chaque discussion sur l’avenir des médias marocains revient la même question : comment construire des entreprises de presse solides dans un marché publicitaire qui reste limité ? La réponse passe souvent par les annonceurs.…
Lundi 14 septembre, la bourse de Séoul a abandonné 3,26%, Samsung Electronics 4,05%. La cause de cette secousse ne se trouve pourtant pas en Corée, mais à San Francisco. Deux jours plus tôt, Dario Amodei,…
7.288 candidatures déposées en vue du scrutin législatif du 23 septembre. Le chiffre donne d’abord le vertige. Puis, lorsqu’on regarde de plus près, il raconte une histoire beaucoup moins spectaculaire. 28 partis en lice et,…
Je dois vous avouer quelque chose, je ne sais pas exactement à quel moment cette campagne électorale a dérapé, mais je crois qu’on a tous raté un épisode. La définition d’une campagne électorale ne semble…
Casablanca retrouve à peine son rythme de rentrée que certains de ses grands axes retrouvent, eux, les travaux. Cette année, le boulevard Al Massira est notamment concerné par un chantier de la SRM Casablanca-Settat. Circulation…