Madagascar : le FMI décaisse 101 millions dollars après plusieurs mois de suspension

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Madagascar: le FMI décaisse 101 millions dollars après plusieurs mois de suspensionDans le centre d'Antananarivo, capitale du Madagascar. DR
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Après avoir appliqué les recommandations du Fonds monétaire international (FMI), en supprimant la subvention sur le prix du carburant à la pompe, Madagascar va voir ses efforts récompensés. En effet, le FMI a annoncé le décaissement immédiat d’une enveloppe de 101 millions de dollars en faveur de la grande île.

Selon le communiqué, le conseil d’administration du FMI a achevé, hier, les premières revues de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et de l’accord au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la République de Madagascar, ouvrant ainsi la voie au décaissement immédiat de 101 millions de dollars.

Lire aussi : Maroc : Le FMI table sur une croissance économique de 3,9% en 2025

En 2024, l’économie malgache avait un taux de croissance de 4,2%, pour cette année, elle devrait enregistrer une croissance de 4,6%, indique le FMI. Parallèlement, l’inflation devrait progressivement diminuer au cours de l’année.

Les performances de Madagascar dans le cadre des programmes de la facilité élargie de crédit (FEC) et de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) ont été jugées satisfaisantes mais inégales. Le FMI souligne qu’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants contribuerait à dégager un espace budgétaire pour renforcer les dépenses sociales et les investissements.

JIRAMA, une réforme nécessaire

Par ailleurs, la réforme de la JIRAMA, entreprise publique de l’eau et de l’électricité, demeure une priorité. En 2024, la croissance économique s’est stabilisée, mais les pressions inflationnistes ont persisté. Le solde budgétaire s’est amélioré, notamment grâce au règlement des arriérés fiscaux des distributeurs de carburant, faisant suite à un accord conclu en décembre. Toutefois, les transferts élevés à la JIRAMA ont continué de peser sur les finances publiques.

Le déficit des transactions courantes s’est aggravé, principalement en raison d’une baisse des exportations. À moyen terme, les perspectives économiques restent favorables grâce aux réformes soutenues par la FEC et la FRD, notamment les initiatives visant à accroître la productivité agricole, améliorer l’accès à l’électricité et renforcer les infrastructures routières. Cependant, ces perspectives pourraient être revues à la baisse en raison d’un contexte national et international incertain. De plus, le FMI avertit que Madagascar reste fortement exposé aux chocs climatiques.

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