Tchad : la société civile critique le déroulement du scrutin

Temps de lecture :
Tchad : la société civile critique le déroulement du scrutinIllustration .DR
A A A A A

Le consortium observatoire dénonce des irrégularités lors des élections législatives, municipales et locales qui se sont déroulées les samedi 28 et dimanche 29 décembre. Cette sortie intervient après celle de l’opposition qui accuse le parti au pouvoir de fraude lors de ces joutes électorales. Cette organisation regroupe la Ligue tchadienne des droits de l’homme, l’Alliance citoyenne pour les élections au Tchad et l’Observatoire des associations sur les processus électoraux. Elle a déployé 2.000 observateurs dans tout le pays.

Selon le consortium, certains électeurs votent dans plusieurs bureaux, parfois sans cartes électorales. Il est également rapporté que des groupes de votants sont transportés de bureau en bureau en bus, que des urnes sont bourrées, voire déjà remplies avant le début du scrutin.

Lire aussi : Tchad : les troupes françaises ont commencé à quitter leurs bases

Le chef de mission, Gombo Breye Houzibé et membre de l’Observatoire des associations sur le processus électoral au Tchad (OAPET), estime qu’«il s’agit évidemment d’une pratique systémique. Le MPS (Mouvement Patriotique du Salut, NDLR) s’est toujours illustré par des pratiques mafieuses et donc cela ne nous surprend pas, c’est dans leur ADN. Malheureusement, ils sont en train de confirmer que cela est une pratique courante.»

Pour sa part, le président de l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE), Ahmat Batchiret déclare que le scrutin s’est au contraire déroulé de manière très satisfaisante.  Aucun incident majeur n’a été signalé depuis la fin du scrutin. «Personnellement, je pense que c’est une réussite. Il y a une pression des partis politiques, ça existe, vous ne pouvez pas dire qu’il n’y a pas eu de pression du tout. Ce sont des petits incidents qui ne sont même pas remontés jusqu’à l’ANGE, ici à Ndjamena, parce que ce sont des petits incidents qui sont circonscrits sur place», a-t-il confié à RFI.

L’ANGE précise que les partis politiques pourront déposer des recours devant la Cour suprême et Conseil constitutionnel une fois les résultats provisoires publiés. Ce sera au plus tard, dit-elle, le 15 janvier prochain.

Recommandé pour vous

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.

Congo : Denis Sassou Nguesso officialise sa candidature à la présidentielle du 15 mars

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a annoncé, jeudi 5 février, sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 15 mars prochain.

Développement : le Burkina Faso adopte un Plan de relance pour 2026-2030

politique - Le Burkina Faso a adopté un Plan de relance 2026-2030 pour encadrer son développement pour une somme de 36.000 milliards FCFA

Égypte en tête, percées sahéliennes et surprises nord-africaines : le classement militaire africain 2026

Politique - Le site américain Global Firepower (GFP) a publié, le 21 janvier, son classement annuel des forces militaires mondiales.

RDC : un an après la bataille de Goma, quelles avancées ?

Monde - Il y a un an, la ville de Goma, en République démocratique du Congo, basculait dans une phase de violence sans précédent par l’AFC/M23. Un an plus tard, le mouvement politico-militaire entretient sa présence.
pub