Le gouvernement béninois de Romuald Wadagni compte 24 ministres
Au Bénin, le gouvernement béninois formé par le président Romuald Wadagni a été dévoilé le 25 mai, quelques heures après son investiture à Cotonou. L’exécutif compte 24 membres, dont 19 ministres et 5 ministres délégués, avec six femmes et plusieurs responsables reconduits de l’équipe précédente, dans un signal de continuité institutionnelle.
Le nouveau chef de l’Etat a choisi de conserver sous son autorité directe des portefeuilles sensibles liés à l’Intérieur, à la Sécurité et à la Défense, en plus de la coordination gouvernementale. Cette architecture resserrée intervient au début d’un septennat placé sous le signe de la sécurité, de l’emploi, de la transformation numérique et de la consolidation des performances économiques du pays, dans un contexte régional marqué par les tensions sécuritaires en Afrique de l’Ouest.
Ce que révèle le gouvernement béninois sur les priorités du septennat
La composition de l’équipe traduit d’abord une volonté de préserver les acquis macroéconomiques du Bénin tout en répondant à des attentes sociales plus fortes. Le pays a enregistré ces dernières années une croissance moyenne proche de 7%, parmi les plus élevées de la sous-région, mais cette dynamique ne s’est pas encore traduite par une amélioration suffisante du marché du travail. Une large part des actifs reste cantonnée à l’économie informelle, ce qui maintient la question de l’emploi au centre de l’agenda présidentiel.
Dans ce dispositif, le ministère de l’Economie et des Finances, chargé de la Coopération, revient à Aristide Médenou, profil technocratique déjà associé à plusieurs dossiers de financement public et d’émissions obligataires. Ce choix s’inscrit dans une ligne de continuité avec les réformes engagées depuis 2016, alors que Cotonou cherche à maintenir l’attractivité du pays auprès des investisseurs et des bailleurs, dont la Banque africaine de développement. Le nouvel exécutif devra aussi accélérer la modernisation administrative, le développement des services sociaux de base et le soutien à la production nationale.