Zambie : la campagne électorale démarre sous haute tension

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Drapeau de la ZambieDrapeau de la Zambie © DR
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Le lancement de la campagne pour la présidentielle et les législatives du 13 août en Zambie s’est déroulé dans un climat de tensions, marqué par plusieurs incidents signalés lors du dépôt des candidatures, mercredi 20 mai. Des candidats indépendants, pour la plupart issus du parti au pouvoir, l’UPND, disent avoir été agressés ou empêchés de déposer leurs dossiers.

Le cas de Gary Nkombo, ancien ministre et ex-responsable électoral de l’UPND, a particulièrement retenu l’attention. Désormais candidat indépendant après avoir été écarté de la formation présidentielle, il aurait été pris à partie au moment de formaliser sa candidature, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Ces images montrent notamment sa femme tentant de le protéger face à des hommes masqués, tandis que la police demeure en arrière-plan.

Dans une autre circonscription, des heurts ont également éclaté autour de candidats se présentant comme les représentants officiels de l’UPND. Brian Kakokyanya est apparu avec une chemise déchirée, conséquence d’affrontements entre militants.

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Des fractures internes au sein de l’UPND

Ces épisodes illustrent les fractures internes qui traversent le parti au pouvoir à l’approche du scrutin, selon plusieurs observateurs. L’activiste Mzeziti Mwanza estime que ces violences traduisent une volonté d’empêcher la dispersion des voix au sein du camp présidentiel. Le président Hakainde Hichilema a condamné les faits et demandé l’ouverture d’une enquête.

Le Centre zambien pour le dialogue interpartis (ZCID) s’est, lui aussi, dit préoccupé par ces tensions. Dans un communiqué publié jeudi 21 mai, l’organisation estime que ces violences pourraient fragiliser la confiance du public dans le processus électoral et menacer la tradition de relative stabilité politique dont la Zambie a longtemps bénéficié.

Le ZCID appelle les partis, les candidats et leurs partisans à faire preuve de retenue durant la campagne, et exhorte les forces de sécurité à agir avec professionnalisme et impartialité afin de garantir un scrutin libre et pacifique.

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