Janvier 2025 : qu’est-ce qui change pour les ménages ?
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En 2025, les ménages marocains feront face à une série de changements résultant soit des dispositions introduites par le gouvernement dans la loi de Finances, soit des fluctuations du marché mondial. Certaines de ces mesures visent explicitement à améliorer le quotidien des citoyens et à rehausser leur qualité de vie. D’autres, en revanche, ont pour objectif de renforcer les finances publiques en augmentant les recettes de l’État, contribuant ainsi à assainir la situation économique du pays.
Revenus exonérés et hausse du salaire minimum
Dans la loi de Finances prévue pour 2025, le gouvernement a décidé de réduire la pression fiscale en élargissant le seuil d’exonération de l’impôt. Cette mesure concernera les revenus annuels inférieurs à 40.000 Dhs. Par ailleurs, les revenus annuels supérieurs à 180.000 Dhs bénéficieront d’une baisse du taux d’imposition, passant de 38% à 37%. Concrètement, cette exonération permettra aux fonctionnaires et salariés de gagner entre 150 et 1.000 Dhs supplémentaires.
En parallèle, le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) sera porté à 3.266,96 Dhs brut, soit 3.046,77 Dhs net, contre 2.901,68 Dhs net auparavant. Toutefois, cette hausse entraînera une augmentation du coût total pour les employeurs, atteignant 3.955,96 Dhs par salaire. Le Salaire minimum agricole garanti (SMAG) connaîtra également une hausse de 5%, s’établissant à 2.255,25 Dhs net à partir d’avril 2025.
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Hausse des prix du tabac, le gaz épargné
À partir du 1er janvier, le prix des cigarettes augmentera de 1 à 2 Dhs par paquet. Cette hausse s’inscrit dans la continuité de la loi de Finances 2022, qui prévoit une augmentation progressive de la taxe intérieure sur la consommation de tabac jusqu’en 2026. Cette mesure vise à renforcer les recettes fiscales de l’État tout en dissuadant la consommation, en particulier chez les jeunes et les personnes en situation précaire, selon certains médias.
En revanche, le prix des bouteilles de gaz restera inchangé en janvier. Mohamed Benjelloun, président de l’Association professionnelle des dépositaires grossistes en gaz liquéfié, a fermement démenti les rumeurs de hausse imminente. Cependant, il a indiqué qu’une augmentation pourrait intervenir en avril 2025, dans le cadre de la libéralisation progressive des prix entamée en 2024 avec une première hausse de 10 Dhs. Ce programme devrait se poursuivre jusqu’en 2026, permettant à l’État d’économiser plus d’un milliard de Dhs par an sur les 15 milliards de Dhs consacrés au soutien du gaz butane via la Caisse de compensation.
Par ailleurs, les prix à la pompe augmenteront de 20 centimes pour le gasoil et de 17 centimes pour l’essence, après une période de baisse globale en 2024. Malgré une augmentation de 5 % des salaires minimums, la pression sur le pouvoir d’achat demeure, notamment en raison de la hausse des carburants. Cette situation inquiète particulièrement le syndicat du transport routier des marchandises, qui se dit au bord de «la crise cardiaque». Le syndicat déplore le retrait des aides gouvernementales au secteur, aggravant les difficultés engendrées par les variations des prix du pétrole.
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Imposition sur les gains de loterie
À partir de juillet 2025, tous les gains réalisés grâce aux jeux de hasard deviendront imposables à l’impôt sur le revenu (IR) via une retenue à la source. C’est une première au Maroc ! Cette mesure s’applique aux gains, qu’ils soient pécuniaires ou en nature, pour les montants supérieurs à 5.000 Dhs. Une retenue à la source au taux libératoire de 30% sera directement appliquée par les entités responsables du versement. Selon Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, cette décision cible particulièrement les jeux de hasard en ligne opérant depuis l’étranger, qui font sortir des devises sans contribuer fiscalement au Maroc.
L’année 2025 s’annonce comme un véritable exercice d’équilibre pour le gouvernement marocain, entre mesures sociales pour les ménages et réformes économiques pour renforcer les finances publiques. Si certaines décisions, comme l’augmentation du SMIG ou l’élargissement des exonérations de l’IR, allègent le quotidien des citoyens, d’autres, comme la hausse des prix des carburants, du tabac et la taxation des gains de loterie, ravivent les tensions face à un pouvoir d’achat déjà sous pression.
A Casablanca, les prix de la viande bovine ont reculé de trois dirhams le kilo au marché de gros entre le 1er et le 8 juillet. La viande ovine baisse aussi légèrement.
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