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Conjoncture économique : un léger mieux à fin 2020

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La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) a rendu publique ce mercredi 20 janvier 2021 sa note de conjoncture mensuelle. Il en ressort que plusieurs secteurs économiques se sont redressés graduellement à fin 2020 particulièrement ceux du BTP, de l’énergie électrique et de certaines branches du secteur industriel. Cependant, la DEPF juge que le dynamisme favorable de ces derniers mois reste insuffisant pour redresser la barre économique, lourdement impactée par la pandémie lors de l’année précédente.

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Comme chaque mois, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) publie une note de conjoncture. Dans sa note du mois de janvier, la DEPF souligne une amélioration des indicateurs économiques grâce notamment aux précipitations du début de l’année 2021. Ainsi, la campagne agricole 2020/2021 s’annonce prometteuse. Le cumul pluviométrique moyen national s’est élevé à 180,6 mm au 13 janvier 2021, en hausse de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années. Quant à la réserve hydrique au sein des barrages à usage agricole, elle s’est située à 5,48 milliards m3, soit un taux de remplissage de 41% (35,8% au terme de l’année 2020).

Concernant le secteur de la pêche, il s’est accru de 7,7% au troisième trimestre 2020. Ce pourcentage était de 5,2% au premier trimestre et de 0,7% au second trimestre 2020. Par ailleurs, la DEPF note une poursuite du redressement des secteurs des mines (production de phosphate : +5,5% à fin novembre), du BTP (ventes de ciment : -1,3% au T4 après -3,7% au T3) et de l’industrie (71% en octobre et novembre après 55,7% au T2).

Au niveau du secteur tertiaire, de gros dégâts ont été infligés au tourisme (-78,9% d’arrivées à fin novembre). L’activité de poste et des télécommunications a également connu une baisse de -3% au 3e trimestre 2020).

Le déficit budgétaire se creuse

Le déficit budgétaire a atteint 59,2 milliards de DH (MMDH) à fin novembre 2020, recouvrant une hausse des dépenses ordinaires de 5% et le repli des recettes de 7,9%, notamment celles fiscales (-7,3%). De leur côté, les crédits bancaires maintiennent, à fin novembre 2020, leur taux de progression de l’année précédente (+5,2%), note la DEPF grâce à la croissance des crédits au secteur financier (+9%) et la décélération de celle des crédits au secteur non financier (+4,7% après +5%), dont ceux aux ménages (+2,7% après +4,6%) et ceux aux sociétés non financières privées (+6% après +6,6%).

En ce qui concerne les indices boursiers MASI & MADEX, une hausse de 13% et 13,2% a été enregistrée au T3-2020 atténuant leur repli depuis le début de l’année à -7,3% et -7,4%. La DEPF note enfin que le pouvoir d’achat des ménages a été impacté par la crise sanitaire et par la succession de deux mauvaises années agricoles (perte de 581.000 postes d’emplois au T3 et baisse des crédits à la consommation de 3,3% à fin novembre), mais relativement soulagé par la maîtrise de l’inflation (+0,7% à fin novembre) et par la résilience des transferts des MRE (+3,9% à fin novembre).

Hormis la Chine, le chaos est général

La DEPF note que la Chine est la seule grande économie à afficher une croissance positive en 2020 (+2,3%). Tous les indicateurs des autres pays du monde sont en baisse à cause des restrictions liées à la pandémie de la Covid-19.

En termes de perspectives, le PIB mondial devrait enregistrer une nette reprise en 2021 (+4,3%), soutenu par des mesures de relance monétaire et budgétaire d’envergure et par des campagnes massives de vaccination. Cependant, les perspectives à court terme restent incertaines, liées notamment à l’évolution de la pandémie.

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