Après une année 2020 difficile, le Maroc a des raisons d’espérer pour 2021

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le hcp prevoit une croissance de 46 en 2021Le siège

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Au niveau national, l’ampleur de la pandémie de la Covid-19 a provoqué en 2020 une contraction profonde de l’économie. Aggravant l’effet de deux années successives de sécheresse, cette crise a entrainé un choc inédit sur l’activité économique en 2020 et a provoqué la plus dure récession économique depuis plus de 20 ans. Toutefois, l’année 2021 s’ouvrirait sur des perspectives favorables. C’est ce qui ressort du Budget économique prévisionnel (BEP) établi par le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) vient de publier le Budget économique prévisionnel (BEP) 2021, une révision du budget économique exploratoire publié au mois de juillet 2020. Selon l’instance, il s’agit d’une nouvelle estimation de la croissance de l’économie nationale en 2020 et d’une révision de ses perspectives en 2021 et leurs effets sur les équilibres macroéconomiques interne et externe. Et d’ajouter que les perspectives économiques nationales en 2021 tiennent compte, en plus de l’évolution économique nationale et internationale, des hypothèses portant sur l’évolution de la campagne agricole 2020-2021 et sur les nouvelles mesures et dispositions annoncées dans la Loi definances 2021.

Tenant compte des perspectives économiques mondiales, élaborées par les différents organismes internationaux, le HCP prédit que le produit intérieur brut (PIB) du pays enregistrera une croissance de 4,6% en 2021 après une récession de 7% en 2020. L’élaboration du document tient compte également des données actualisées de la comptabilité nationale ainsi que des données monétaires. Selon les indicateurs macroéconomiques du Maroc, le pays sortira rapidement de la période de récession induite par la pandémie du nouveau coronavirus et l’économie nationale se redressera partiellement. Le HCP prévoit égalementque le taux de chômage du Maroc passerait de 12,8% en 2020 à 11,1% en 2021.

L’essentiel du BEP

En ce qui concerne l’évolution de la campagne agricole 2020-2021, l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi prévoit que l’agriculture et la pêche du pays feraient grimper la croissance du secteur primaire de 11% en 2021 alors qu’en 2020, le secteur a enregistré une baisse de 7,1%. Selon le HCP, la production céréalière moyenne au Maroc atteindra 75 millions de quintaux au cours de la campagne agricole 2020-2021.

Après une baisse de 6,3% en 2020, les activités du secteur secondaire, soutenues par l’amélioration des demandes extérieure et intérieure, devraient connaître un regain de dynamisme, avec une valeur ajoutée en amélioration de 4,1% en 2021, estimele HCP. Ce dernier s’attend à ce que la croissance résulte d’une demande intérieure accrue de services, tels que le transport, en particulier après la campagne nationale de vaccinationcontre la Covid-19. Selon le HCP, le seul secteur qui restera probablement dans le rouge en 2021 est le tourisme.

L’organismes’attend à ce que les industries de transformation, telles que l’agroalimentaire, le textile et l’habillement, bénéficient cette année d’une demande européenne croissante. Le secteur minier devrait également bénéficier d’une demande mondiale croissante. La valeur ajoutée de l’exportation des phosphates et de ses dérivés, par exemple, devrait enregistrer une croissance de 3,2% entre 2020 et 2021.

Le secteur de la construction sera un autre grand bénéficiaire de la reprise économique du Maroc. Le HCP prévoit que les investissements dans les infrastructures publiques entraîneront la croissance du secteur de -9,8% en 2020 à 5,1% en 2021. En revanche, les industries mécaniques, métallurgiques et électriques devraient afficher une timide reprise en raison de la sous-performance persistante des secteurs automobile et aéronautique au niveau mondial, écrit le HCP. Enfin, le secteur tertiaire marocain devrait connaître une croissance de 3,4% en 2021. En 2020, il a enregistré une baisse de 6,8%.

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