Libre-échange : l’Afrique voit plus grand

A
A
A
A
L’union fait la force, l’Afrique l’a bien compris. Ce continent de 1,2 milliard d’habitants a enfin décidé de renforcer ses liens. Une bonne nouvelle pour le Maroc, mais aussi pour les 53 autres pays du continent. L’objectif étant de faire progresser les échanges commerciaux pour créer davantage de richesses. Contrairement à l’Europe et à l’Asie où les échanges commerciaux entre nations dépassent les 60%, ces derniers représentent à peine 16% en Afrique. Cet accord devrait permettre à moyen terme aux échanges commerciaux d’atteindre les 52%. Par ailleurs, cet accord permettra à des dizaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté d’ici 2035, souligne la Banque mondiale. La Zlecaf prévoit la suppression entre 85% et 90% des tarifs douaniers sur les biens et les services d’ici une quinzaine d’années.
Lors d’un discours adressé ausommet africain de Kigali (Rwanda) tenu en mars 2018, le roi Mohammed VI a souligné que «le Maroc croit à un codéveloppement fondé sur la coopération intra africaine et la complémentarité économique, sur la solidarité active et la mutualisation des moyens et des efforts». Le Souverain a également préciséque l’objectif est «d’ériger le Continent en force dynamique et en acteur majeur sur la scène internationale, au bénéfice des populations».
Avec la baissedes droits de douane et la réduction des barrières non tarifaires, les exportateurs marocains pourront faire de l’Afrique subsaharienne une priorité pour leurs expéditions. Il faut savoir que les exportateurs nationaux sont peu présents en Afrique, notamment en Afrique de l’Est et Centrale. Ils ne consacrent actuellement que 7,8% de leurs envois au continent.
Un coup d’envoi officieux, pas encore officiel…
D’après plusieurs médias, la date de lancement de cette zone de libre-échange continentale (1er janvier 2021) n’est que symbolique. La mise en œuvre complète de cet accord devrait prendre encore quelques années. La bureaucratie, la qualité médiocre des infrastructures et le protectionnisme de certains membres de cet accord sont cités parmi les freins au départ imminent des transactions. «Je serais surpris qu’ils puissent tout mettre en place dans les 24 mois», a déclaré Gyude Moore, ancien ministre libérien et chercheur au Center for Global Development.
Le Coronavirus, un élément déclencheur ?
Même si la réflexion autour de ce projet a commencé en 2018, la pandémie de la Covid-19 a joué un rôle important dans la sensibilisation autour de l’importance de ces échanges. «La Covid-19 a démontré que l’Afrique est trop dépendante de l’importationde produits de base, trop dépendante des chaînes d’approvisionnement mondiales. Lorsque les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées, nous savons que l’Afrique est fortement impactée», déclare Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf.
Une chose est sûre, l’Afrique est un continent pauvre oùplusieurs pays continuent à vivre sous le seuil de la pauvreté, cependant, les ressources naturelles y coulent à flots. Le continent compte une grande quantité d’or, de diamant, d’uranium, de phosphore, de pétrole, de charbon, de coton, de cacao et de gaz…, etc. Ces dernières sont généralement profitables à l’Europe et l’Asie. Mais désormais, c’est une toute autre histoire, l’Afrique entre en jeu et compte asseoir ses richesses.
À Merzouga, experts et décideurs débattent des priorités de l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et cadre réglementaire.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026La campagne agricole 2025/2026 au Maroc est marquée par le rebond des fruits rouges, des agrumes et de l’olivier grâce au retour des pluies.
Mouna Aghlal - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs identifient les priorités pour accélérer l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et régulation.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026À Merzouga, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni lance le Rally IA Future Lab, réunissant 1.000 talents pour accélérer l’intelligence artificielle au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 17 juin 2026La campagne céréalière 2026 affiche de bons rendements. La production est estimée à 90 millions de quintaux, portée par des pluies abondantes et des mesures de soutien.
El Mehdi El Azhary - 16 juin 2026L’Office des changes lance SARF, une plateforme digitalisée pour les opérations de change, visant une gestion instantanée, sécurisée et mieux conforme aux règles LBC/FT.
El Mehdi El Azhary - 15 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026