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Procès d'Imlil : trois suspects marocains avouent leurs crimes

Par Khansaa B., Publié le 31/05/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Le responsable d'une cellule djihadiste a déclaré au tribunal marocain qu'il avait décapité l'une des deux touristes scandinaves assassinées dans les montagnes du Haut Atlas.

 

Louisa Vesterager Jespersen, 24 ans, du Danemark, et Maren Ueland, 28 ans, de Norvège, ont été retrouvées décapitées dans une région isolée en décembre dernier.

 

Abdessamad Ejjoud, un vendeur ambulant âgé de 25 ans, a déclaré à la cour: "J'en ai décapité une ... Je le regrette". Lui et 23 autres extrémistes présumés ont été jugés à Salé. L'identité de la victime d'Ejjoud n'a pas été dévoilée.

 

Trois des prévenus - Ejjoud, Younes Ouaziyad, 27 ans, et Rachid Afatti, 33 ans - sont accusés d'avoir prêté allégeance à l'État Islamique et d'avoir perpétré ces meurtres. Ils ont admis avoir attaqué et décapité les deux jeunes femmes et pourraient faire face à la peine de mort s'ils sont reconnus coupables.

 

"Ouaziyad a tué l’autre", a ajouté Ejjoud. Rachid Afatti, le troisième suspect, confirme que c'est bien lui qui a filmé les scènes de meurtre.

 

Les trois sont les seuls à être directement accusés d'avoir commis les meurtres. Les 24 accusés font face à diverses accusations de terrorisme. Ils sont tous marocains issus des quartiers défavorisés de Marrakech, à l'exception de Kevin Zoller Guervos, un musulman converti hispano-suisse.

 

Le chef antiterroriste marocain, cité par l'agence de presse AFP, a déclaré que le groupe s'inspirait de l'EI, mais n'avait aucun contact avec ses militants en zones de combat.

 

Au tribunal, ils ont déclaré: "Nous admirions l'État Islamique et avons prié Dieu pour l'intégrer". Dans la vidéo, l'un des militants fait référence aux "ennemis d'Allah" et affirme que les meurtres sont une vengeance pour les meurtres de djihadistes en Syrie.

 

Le Maroc a instauré un moratoire sur les exécutions depuis 1993, mais des condamnations à la peine capitale sont encore parfois prononcées.

 

Ejjoud a purgé une peine de prison au Maroc pour avoir tenté de rejoindre l'EI en Syrie. Il a été libéré en 2015. Il a déclaré à la cour que "j'ai appris à connaitre beaucoup de gens en prison", mais "je n'ai endoctriné personne - chacun savait ce qu'il faisait".

 

Il avait vendu du jus d'orange devant les mosquées de Marrakech avant de devenir un imam. "J'ai décidé de faire le djihad ici", avait-il déclaré, "en ciblant les étrangers".

 

Rappelons que le procès sera repris le 13 juin prochain.


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