Soutien aux artistes : grosse polémique autour des bénéficiaires

A
A
A
A
Les subventions artistiques ont longtemps fait l’objet de critiques. Cette année-là, la polémique a pris une autre dimension en raisondu contexte lié à la pandémie du coronavirus et de la somme octroyée (14 millions de dirhams). Ce mercredi 30 septembre, un sit-in a été organisé devant le siège du ministère de la Culture à Rabat par une dizaine d’artistes, pour protester justement contre «l’injustice» de la distribution de cette aide financière, rapporte le site Hespress.
Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer les bénéficiaires de ce soutien étatique. Parmi elles, la chanteuse Latifa Raafat. Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, cette dernière a critiqué le mécanisme d’octroi des subventions, précisant que des centaines de milliers de dirhams ont été versésà des personnes qui n’ont aucun rapport avec l’art.
L’iconede la chanson marocaine a également pointé du doigtcertains membres de la commission chargée de trancher dans les subventions, qui selon elle, sont «inaptes pourjuger le travail d’artistes ayant plus de 35 ans de carrière».
459 projets retenus sur 1096 dossiers examinés
Sur les 1096 projets qui ont été examinés par les commissions chargées de l’étude des dossiers de demande de soutien, 459 ont été retenus. Les projets concernent 173 tournées théâtrales (19630000 DH), 140 projets pour l’acquisition d’œuvres d’arts plastiques et visuels et le soutien des expositions d’arts plastiques organisées par les galeries d’art spécialisées (3148500 DH) et 146 projets de musique, de chansons, d’arts de la scène et chorégraphiques (14 MDH).
Le quotidien les Inspirations éco souligne dans son éditorial du jeudi 1er octobre 2020 qu’à «chaque fois qu’il a été question de subventions, d’aides ou encore de marchés, l’on se retrouve systématiquement face à un peloton de fidèles clients dont les noms reviennent à tous les coups». Le journal estime qu’«avec le temps et la pratique, ces chanceux du système maîtrisent les rouages et raflent systématiquement la mise, amenuisant les chances de valorisation d’autres talents».
Othman El Ferdaous réagit
Othman El Ferdaous, ministre de la Culture a tenu ce jeudi à réagir face à cettepolémique. Dans une publication Facebook, El Ferdaous a souligné qu’«un intérêt particulier a été accordé en premier lieu aux projets auxquels participent un nombre important de détenteurs de cartes d’artistes qui ne sont pas fonctionnaires».
Le ministre a précisé qu’une moyenne d’une dizaine de bénéficiaires pour chaque projet musical ou théâtral devrait être respectée, dont au moins 70% d’entre euxdoivent être détenteurs de la carte d’artiste (ou candidats à son obtention) pour être éligibles». Le ministre a également souligné que la priorité a été accordéeauxprojets n’ayant pas bénéficié de soutien durant l’année précédente, affirmant que«plus de 80% des 459 porteurs de projets retenus en 2020 n’ont pas bénéficié du soutien en 2019».
Un chanteurrenonce à sa subvention
Suite à la polémique, le chanteur Nouamane Lahlou a décidé de renoncer aux 160000 dirhams qui lui ont été attribués par le ministère de la Culture. D’après le Siteinfo, l’artiste a demandé au ministère de verser sa subvention au fonds spécial pour la gestion de la pandémie du coronavirus. L’artiste aurait également décidé de suspendre temporairement la production de ses œuvres artistiques.
Pour sa part, Abdelaziz Stati, a publié un post sur son profil Facebook dans lequelil sensibilisequant àla situation chaotique que vivent actuellement certains artistes. Le chanteur populaire a demandé «l’annulation de ce soutien qui bénéficie chaque année au même groupe de personnes». Il appelleà ce que ce montant soit consacré à la construction d’hôpitaux et d’écoles et au soutien des classes vulnérables.
Société - Renforcement de l’offre sanitaire dans la province d’Al Haouz avec la mise en service de deux nouvelles structures. Ces projets visent à améliorer l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales, et à réduire les inégalités territoriales en matière de santé.
Ilyasse Rhamir - 4 avril 2026Société - Des rafales atteignant 100 km/h accompagnées de chasse-poussières sont attendues lundi dans plusieurs provinces marocaines, de Marrakech à Guelmim.
Ilyasse Rhamir - 4 avril 2026Société - Condamnations lourdes dans l’affaire de vente de diplômes à Agadir. Le professeur Klich écope de quatre ans de prison ferme, dans un dossier qui relance le débat sur la transparence et la crédibilité de l’enseignement supérieur au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 4 avril 2026Société - À Rabat, le ministère de l’Équipement et de l’Eau rend hommage aux équipes mobilisées lors des intempéries ayant frappé plusieurs régions.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Une initiative citoyenne franchit un cap légal : après plus de 300.000 signatures en ligne, une pétition pour le retour à l’heure GMT transitionne du digitale vers un cadre institutionnel.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Alerte sur une escroquerie en ligne ciblant le paiement des amendes routières. Un faux site imitant le portail officiel circule via SMS pour piéger les citoyens et récupérer leurs données personnelles et bancaires. Vigilance recommandée.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.
Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.
Mouna Aghlal - 17 février 2026Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.
Sabrina El Faiz - 8 mars 2026Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.
Hajar Toufik - 8 octobre 2025Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.
Sabrina El Faiz - 12 avril 2025