Investissement : une lueur dans la tourmente

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Trois mois après le début de la crise, de nombreuses entreprises redoutent l’échéance du 30 juin, une date à laquelle certaines mesures prendront fin. De nombreuses sociétés estiment ne pas être en mesure de faire face aux charges et seront donc contraintes de dégraisser pour survivre, prévoit Médias24. Dans cette ambiance morose, la première réunion de l’année de la Commission des investissements apporte une bonne nouvelle à de nombreuses TPE et PME.
45 projets pour 23 milliards de dirhams
La Commission est notamment chargée d’approuver les conventions et les contrats d’investissement qui nécessitent la contribution financière de l’État ainsi que les autres types de conventions et de contrats d’investissement qui lient l’État aux investisseurs. Elle a approuvé 45 projets pour un montant global de 23 milliards de DH. «Les chiffres de l’investissement sont plus importants que ce que nous avons l’habitude de voir les années précédentes», relève Hicham Boudraa, directeur généralde l’Agence marocaine de développement des investissements et des Exportations (AMDIE).
L’accélération de l’exécution des chantiers prévus par la loi de finances permettra de soutenir la relance de l’économie. La loi de finances rectificative devrait prévoir plusieurs mesures dans ce sens. Le maintien du rythme de l’investissement public est jugé important pour entrevoir rapidement la reprise, surtout que de nombreuses entreprises ne vivent que des marchés publics. La CGEM pousse les pouvoirs publics à accorder plus de place aux entreprises locales dans la commande publique et à faciliter l’accès des TPE et PME à ces marchés.
2/3 des investissements approuvés par la Commission seront réalisés dans les infrastructures énergétiques et énergies renouvelables et les télécoms, à parts quasiment égales. Le Commerce et l’industrie s’accaparent 16% des investissements, le tourisme et loisir 11% et le transport 7%.
L’ensemble des projets permettra de créer 8600 emplois directs et indirects. L’investissement dans le tourisme porte sur la création de 1700 lits. Il devrait générer la moitié des emplois prévus. 60% des projets validés sont des joint-ventures. En outre 30% des projets émanent d’investisseurs marocains et le reste est réparti entre le Qatar, Malte, l’Arabie Saoudite et la Tunisie.
Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.
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