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Coronavirus : Des aides à venir pour le secteur informel

À l’ordre du jour de la réunion du Conseil de Veille Économique du 23 mars figure la discussion de mesures pour les activités évoluant dans l’informel. L’économie informelle emploie plus de 2,4 millions personnes et réalise un chiffre d’affaires de plus de 410 milliards de DH. Sa contribution au PIB est estimée à plus de 11%. Des situations comme celle que nous vivons actuellement et les efforts déployés par les autorités pour aider tout le monde à surmonter la crise sont des éléments qui peuvent accélérer la prise de conscience et aider les structures évoluant dans l’informel à passer du bon côté de la barrière.

Par J.R.Y, Publié le 20/03/2020, mis à jour le 20/03/2020
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Le Conseil de veille économique a annoncé les premières mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs durant la crise actuelle. Pour les salariés déclarés à la CNSS et qui sont en arrêt de travail, bénéficier d’une indemnité forfaitaire mensuelle de 2000 DH et ont aussi la possibilité de reporter leurs échéances de crédit. Idem pour les entreprises qui bénéficient d’une suspension du paiement des charges sociales jusqu’en juin et du report des déclarations fiscales (cette dernière disposition concerne les entreprises déclarant moins de 20 millions de DH de chiffre d’affaires).

 

L’informel à l’ordre du jour

Une nouvelle réunion est prévue lundi 23 mars. À l’ordre du jour figurera la discussion des mesures pour les activités évoluant dans l’informel. Des milliers d’entreprises et des millions d’emplois sont en jeu. L’arrêt de certaines activités pour contenir la propagation du virus met des dizaines de milliers de personnes au chômage technique. Selon une étude du HCP, le secteur informel emploie plus de 2,4 millions personnes et réalise un chiffre d’affaires de plus de 410 milliards de DH. Sa contribution au PIB est estimée à plus de 11%. L’économie informelle revêt des formes très diverses et se caractérise par une vulnérabilité des travailleurs alors qu'elle participe à la vie économique et intervient dans le quotidien des populations.

Certes, il est difficile de quantifier le poids de l’informel et l’étendue de ses ramifications, mais ce secteur ne peut automatiquement être systématiquement associé à une économie souterraine illégale. Il faut accélérer l’insertion de ces acteurs pour qu’ils participent mieux à la vie économique. Les amnisties se sont multipliés ces dernières années pour les aider à formaliser leurs activités. Des situations comme celle que nous vivons  et les efforts déployés par les autorités pour aider tout le monde à surmonter cette crise sont des éléments qui peuvent accélérer la prise de conscience et aider les structures évoluant dans l’informel à passer du bon côté de la barrière.

 


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