Aller au contenu principal

33e sommet de l'Union Africaine : les contributions du Maroc

La 33e réunion ordinaire de l’Union Africaine a pris fin ce lundi à Addis-Abeba. Ce sommet, qui a connu la participation de 55 pays dont le Maroc, avait pour thème "Faire taire les armes : Créer des conditions propices au développement de l’Afrique". Le Chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, et le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, sont tous les deux intervenus lors de cette rencontre.

Par H.L.B, Publié le 11/02/2020, mis à jour le 11/02/2020
Teaser Media
33e sommet de l'Union Africaine

Après deux jours de rencontres et de débats à Addis-Abeba, la 33e réunion ordinaire de l’Union Africaine a pris fin ce lundi. Lors de ce sommet, qui avait pour thème "Faire taire les armes : Créer des conditions propices au développement de l’Afrique", les leaders et représentants de 55 pays se sont penchés sur les défis que doit relever le continent. En outre, ils ont abordé plusieurs sujets, notamment la crise en Libye ainsi que la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA). Conduit par le Chef du gouvernement Saad Dine El Otmani, une délégation marocaine a pris part à ces réunions. Cette dernière comprenait le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, Nasser Bourita, le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, Mohcine Jazouli, et l’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi. Bourita, El Otmani et Jazouli sont tous intevenus lors des échanges. Chacun s’est attardé sur un sujet précis.

Intervention de Nasser Bourita

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a déclaré devant un par terre de chefs d’États africains que la sécurité et la stabilité du continent dépendaient de la responsabilité partagée et de l’intégration régionale. Selon Hespress FR, Bourita a souligné «que le continent est confronté à des menaces croissantes de terrorisme et d’insécurité qui exigent que les États africains agissent dans l’unité pour vaincre la prolifération des “groupes armés, séparatistes et terroristes” dans la région». Le ministre a en plus affirmé que le projet de création de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) est «un objectif ambitieux qui est en accord avec les instructions royales pour un continent indépendant»

Bourita a par ailleurs salué la décision du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA de ne pas mentionner le conflit du Sahara dans son rapport. Il a précisé que «c’est le premier sommet en quatre ans où le rapport ne contient aucune référence à ce conflit». «La question du Sahara marocain dispose de son propre cadre et sa référence au sein des Nations Unies (ONU)», a-t-il affirmé. Hespress FR rappelle ainsi que le Président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a confirmé lors de ce sommet l’exclusivité de l’ONU dans la résolution de la question du Sahara marocain.

L’Observatoire africain des Migrations au Maroc

Le Chef de l'Exécutif a présenté ce dimanche à l’UA le rapport du roi Mohammed VI sur le suivi de la mise en place de l’Observatoire africain des Migrations au Maroc. Ce nouveau mécanisme sera chargé des questions techniques liées aux migrations, et sera basé à Rabat, explique LeSiteInfo. Le siège "moderne" de l’observatoire sera inauguré après l’adoption de son statut par l’UA. Selon El Otmani, le roi Mohammed VI a noté que ce dispositif sera impliqué dans la collecte de données et la promotion de la coopération entre les pays africains sur la question des migrations. C’est «un facteur important de développement», explique le souverain. Il a exprimé son espoir que ce Centre «mette en évidence les aspects positifs de la migration en encourageant la migration régulière, en protégeant les droits des migrants et en promouvant les nouveaux investissements pour un développement optimal».

Le Roi a ainsi proposé que l’Observatoire africain des migrations se concentre sur quatre domaines liés à la consolidation des niveaux de coordination internationale : des politiques nationales claires au sein des pays africains ; une coordination régionale par le biais des communautés économiques régionales ; une vision à l’échelle du continent ; un partenariat international pour faciliter les migrations.

L'engagement du Maroc dans le dossier Libyen

Pour rappel, la crise libyenne était au cœur de ce 33e sommet de l’Union Africaine. Mohcine Jazouli, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, a profité de cette occasion pour réitérer l’engagement du Maroc dans ce dossier et sa volonté de contribuer davantage à sa résolution, rapporte la MAP. «L’Accord politique de Skhirat, du 17 décembre 2015, constitue une référence pour appréhender les nouvelles réalités et parvenir à une solution qui mettra non seulement fin aux hostilités ouvertes, mais aussi aux rivalités passées afin d’unifier les forces militaires libyennes», a-t-il souligné ce dimanche 9 février. Il a également déploré que l’ingérence de certains pays étrangers ait favorisé l’escalade des tensions en Libye. Et de lancer : «Disons-le clairement, les intérêts égoïstes et les agendas étriqués ont pris le pas sur les intérêts suprêmes du peuple libyen».

Enfin, l’Union africaine s’est engagée à être plus active et plus efficace dans la médiation des conflits qui déchirent le continent. Après plusieurs sommets consacrés au développement économique et aux réformes de l’instance, les débats de cette édition se sont concentrés sur la multiplication des hostilités en Afrique, indique 2M. D’ailleurs, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui a pris pour un an la tête de l’UA, a annoncé la tenue d’un sommet spécial en mai en Afrique du Sud, consacré exclusivement à cette thématique. Entre problèmes de financement et dissensions internes, les observateurs soulignent toutefois que l’instance a de nombreux défis à relever afin d’entreprendre des actions à la hauteur de ses ambitions.


  • Partagez

La République dominicaine réitère son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc

Ce jeudi 27 février à Rabat, l’ambassadeur de la République dominicaine auprès du Maroc, Grecia Fiorda Licia Pichardo, s’est engagée à réitérer le soutien de son pays à l’intégrité territoriale du Mar...

Elections 2021 : réunion imminente entre El Otmani et les partis politiques

Saad Dine El Otmani démarrera prochainement les discussions politiques autour des élections législa...

Le Panama souhaite développer ses relations bilatérales avec le Maroc

Ce jeudi 27 février, le vice-président de la Chambre des représentants, Mohamed Touimi Benjelloun, a reçu le vice-président de l’Assemblée nationale du Panama, Tito Rodriguez Mena. Ce dernier a présid...

La République du Burundi ouvre son consulat général à Laâyoune

Ce vendredi 28 février, la République du Burundi a ouvert son consulat général à Laâyoune. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homol...

Sans le soutien du Maroc, Flintlock 2020 n’aurait pas eu lieu

Dans un article d’analyse, le magazine américain bimestriel Foreign Policy a révélé que sans le soutien des Forces armées royales (FAR) marocaines, les États-Unis n’auraient pas pu réussir le Fli...

El Himma et Bourita rencontrent l’émir du Qatar

Ce jeudi 27 février à Doha, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, l’émir du Qatar, a reçu le conseiller du Roi, Fouad Ali El Himma, et le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Selon l’agence QN...