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Comment les Marocains perçoivent la corruption dans leur pays

Transparency International a publié le 11 décembre les résultats du Baromètre mondial de la corruption (GCB) 2019 qui concerne le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA). L’enquête a examiné les perceptions des citoyens sur la corruption électorale et gouvernementale au Maroc, en Jordanie, au Liban, en Palestine, au Soudan et en Tunisie. Le rapport souligne que 74 % des Marocains estiment que les efforts du gouvernement pour lutter contre ce fléau ne sont pas suffisants.

Par Nora Jaafar, Publié le 13/12/2019 à 11:39, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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L’agence internationale de lutte contre la corruption, Transparency International, a publié cette semaine son rapport sur la corruption au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA). Parmi les pays recensés, figure le Maroc. L’étude présente des chiffres alarmants sur comment les Marocains perçoivent ce fléau dans le pays. Alors que le rapport indique que 53 % des citoyens du royaume estiment que la corruption institutionnelle est en augmentation, le Maroc arrive derrière la Tunisie, dont 67 % des habitants considèrent que ce fléau est en constante croissance. Le Soudan arrive en tête de ce classement avec un pourcentage de 82 %. La Jordanie (55 %), la Palestine (62 %) et le Liban (68 %) devancent également le royaume sur cette liste.

 

Corruption

 

Cependant, selon l’enquête, 74 % des Marocains jugent que les efforts du gouvernement ne sont pas suffisants pour lutter contre la corruption et que les politiciens acceptent très souvent des pots-de-vin et favorisent la fraude. Seuls le Liban et le Soudan se sont classés à ce niveau au-dessus du Maroc, avec respectivement 80 % et 87 %.

 

Corruption

 

« Le traitement des affaires de corruption révèle un fossé entre les promesses des dirigeants et les actions concrètes. Selon les résultats du GCB, un Marocain sur quatre pense que la plupart ou la totalité des juges, magistrats et policiers sont corrompus », souligne le rapport de Transparency International.

 

L’étude souligne aussi qu’étant donné que « de nombreuses affaires judiciaires sont ignorées par les autorités publiques et que certains processus judiciaires sont prolongés par des procureurs non motivés, il n’est pas surprenant de voir qu’une majorité écrasante de citoyens (74 %) pensent que l’approche du gouvernement pour lutter contre la corruption est inefficace ». C’est pourquoi 47 % des Marocains affirment ne pas être satisfaits du niveau de la démocratie du pays. Dans la partie « Focus sur le Maroc », le rapport déplore qu’en compromettant « les piliers vitaux de la démocratie, dont le système judiciaire, la corruption peut créer un cercle vicieux ». Il explique que ce fléau « affaiblit les institutions démocratiques », qui deviennent incapables de le contrôler et d’y mettre fin.

 

Le rapport se penche également sur le fait de donner des pots-de-vin. Selon ses conclusions, 31 % des citoyens marocains ont payé un pot-de-vin au cours des 12 derniers mois, contre 41 % au Liban et seulement 4 % en Jordanie. Les résultats ont montré que dans tous les pays recensés, les forces de police étaient les plus susceptibles d’accepter des pots-de-vin. Transparency International indique que « la police a le taux de corruption le plus élevé (22 %) et qu’elle est la fonction publique la plus susceptible d’exiger et de recevoir des pots-de-vin ». 

 

Par ailleurs, toujours selon la même source, 49 % des Marocains pensent que « les citoyens peuvent contribuer à la lutte contre la corruption ». Toutefois, 58 % pensent que le signalement de la corruption au sein du gouvernement ou de la fonction publique risque d’entrainer des représailles. 

 

Corruption

 

Transparency International conclut son rapport en appelant les gouvernements de la région MENA à « agir et faire preuve d’une volonté politique sérieuse contre la corruption ». Et d’ajouter : « Les pays devraient d’abord s’acquitter de leurs engagements à l’égard de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). En outre, des systèmes judiciaires forts et indépendants, ainsi qu’une séparation adéquate des pouvoirs, sont nécessaires pour promouvoir les efforts de lutte contre ce fléau ».

 

Source Morocco World News
Source Morocco World News

 

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