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Nouveau modèle de développement : Chakib Benmoussa nommé par le Roi

Le Roi Mohammed VI a nommé, mardi, Chakib Benmoussa à la tête de la Commission spéciale sur le nouveau modèle de développement. Très attendue, cette nomination devrait stimuler les différents acteurs pour contribuer activement à l’enrichissement du débat sur les nouveaux leviers à actionner pour un développement plus inclusif. Les partis politiques ont beaucoup de pain sur la planche.

Par Mohamed Laabi, Publié le 19/11/2019 à 17:51, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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L’information est tombée en fin d’après midi. L’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, a été nommé par le roi Mohammed VI à la tête de la Commission spéciale sur le modèle de développement. Annoncée dans un communiqué du Cabinet royal, l’information est reprise par l’ensemble des médias. Pour rappel, le roi Mohammed VI a annoncé la création de cette commission dans son discours de la Fête du Trône, le 30 juillet 2019, coïncidant avec le 20ème anniversaire de son accession au Trône.

 

Avant d’être ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa était ministre de l’Intérieur (2006-2010) et Président du conseil économique, social et environnemental (2011-2013). Cette nomination très attendue devrait stimuler l’ensemble des acteurs à commencer par les partis politiques pour penser le nouveau modèle de développement. Justement à ce titre, des représentants de l’Istiqlal et du RNI ont été invités par l’émission « Décodages » de Horizon TV (Les Inspirations Eco) pour livrer leur vision.

 

Pour Abdellatif Maazouz, président de l’alliance des économistes Istiqlaliens et ancien ministre, « le pays est passé d’une période de réformes agressives, portées essentiellement par le Roi à celle d’une atonie incarnée par le PJD au pouvoir », rapporte le quotidien Les Inspirations Éco ce mardi 19 novembre 2019. Le RNIste Moncef Belkhayat, vice-président du Conseil régional de Casablanca-Settat est nostalgique de l’époque où Driss Jettou était à la tête du gouvernement. Le taux de croissance réel était à l’époque de 6 à 7 %. Pour l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports, le modèle de développement passe d’abord par un taux de croissance annuel élevé, loin des 2,7 % que le pays réalise depuis 2012.

 

Maazouz estime que le taux d’investissement au Maroc (34 %) est l’un des plus élevés au monde, mais n’a pas assez d’impact sur le climat économique ni le niveau de développement souhaité au pays. Il explique cela par l’absence de cohérence et l’inefficacité des politiques sectorielles et sociales. Pour sa part, Belkhayat va encore plus loin et évoque une faillite des services de base de l’État : « Les familles se saignent pour garantir un niveau minimum d’éducation et de santé à leurs enfants. Par conséquent, même si le revenu moyen a augmenté, le pouvoir d’achat des Marocains a baissé », déplore-t-il.

 

Selon Les Inspirations Eco, les deux intervenants se rejoignent sur le fait que l’État est responsable de la situation actuelle. Les invités remarquent une mauvaise gestion des affaires publiques et une non-actualisation des indicateurs. « Le taux d’inflation doit être reconsidéré. Le panier de la ménagère doit inclure le téléphone, l’éducation, la santé… », ajoute Maazouz.

 

Appelés à proposer des idées pour améliorer la situation actuelle, le RNI et l’Istiqlal ont adopté deux démarches différentes. Du côté de l’Istiqlal, un document a été établi sur la base d’un recensement d’opinions auprès de la population, rapporte le360. Parmi les priorités de l’Istiqlal figurent l’emploi, l’agroalimentaire, le textile ou la chimie-parachimie, la promotion de la régionalisation, l’éducation, la santé et la confiance des citoyens. Le RNI a quant à lui commencé par évaluer le pouls de la population dans les 12 régions du royaume, afin de cerner leurs besoins. Trois axes ont par ailleurs été définis, à savoir la santé, l’éducation et l’emploi.

 

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