Délais de paiement : Le name en attendant le shame

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Il y a encore énormément à faire pour ramener les entreprises à des comportements de paiement raisonnables. Mohamed Benchaaboun, ministre de l’Économie et des Finances fait au moins bouger les choses dans le bon sens pour le secteur public. Dès ce jeudi, les délais de paiement des entreprises et établissements publics (EEP) seront publiés sur le site du ministère des Finances.
Une publication mensuelle pour les EEP
La Direction des Entreprises Publiques et de la Privatisation (DEPP), qui assure le secrétariat de l’Observatoire des délais de paiement, publiera de manière progressive les données relatives aux délais de paiement déclarés par les EEP. Le but est d’assurer, au terme de la phase transitoire (octobre 2019 – février 2020), une publication mensuelle régulière à partir de mars 2020. C’est le name en attendant le shame. Mais, c’est déjà un pas important. Les entreprises susceptibles d’entrer en relation d’affaires avec ces structures sauront d’avance à quoi s’attendre.
Dans d’autres pays, non seulement les noms des mauvais payeurs sont affichés publiquement, mais, ils doivent également s’acquitter de lourdes amendes. C’est surtout leur image qui prend un sérieux coup. Tout l’espoir des entreprises est que cette initiative soit étendue au secteur privé. Le montant des crédits interentreprises est invraisemblable : 440 milliards de DH.
La publication des chiffres concernant les EEP aura aussi pour effet de mettre la pression sur les dirigeants des structures qui paient très en retard pour améliorer leurs process.
Les bons et mauvais élèves
Le délai de paiement moyen des EEP s’est établi à 50,6 jours à fin juin. Mais il existe de fortes disparités, d’où l’intérêt de cette liste.
La Société d’études et de réalisations audiovisuelles (Soread) paie en moyenne 327 jours soit les délais les plus élevés. La Société nationale de réalisation et de gestion des stades (Sonarges) affiche 276 jours et l’Agence Urbaine de Kelaa Sraghna 200 jours.
Parmi les poids lourds du portefeuille public, l’ONEE par exemple règle ses fournisseurs en moyenne en 128 jours et l’ONCF en 121 jours. Dans le cas de ces deux entreprises, on ne peut pas totalement leur attribuer la responsabilité de ces délais supérieurs très longs parce qu’elles n’ont pas suffisamment de marge de manœuvre en matière de gouvernance. Elles investissent massivement, mais elles n’ont pas la maîtrise de leur politique tarifaire. Les prix sont réglementés. En outre, l’État ne rembourse pas dans les temps les crédits TVA ce qui met une pression énorme sur les trésoreries de ces structures. Mécaniquement, cela rejaillit sur leurs fournisseurs.
Parmi les bons élèves, on retrouve la Société Rabat région aménagements (2 jours), la Société marocaine d’ingénierie touristique (3 jours) et la Caisse Centrale de Garantie (4 jours).
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Rédaction LeBrief - 13 mars 2026