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Les négociations sur le Brexit entre l'UE et la GB risquent de dégénér

Les pourparlers sur le Brexit entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne semblent sur le point de s’effondrer ce mardi, alors que Bruxelles accuse Londres d’intransigeance et de mettre l’avenir du bloc en péril.

Par Nora Jaafar, Publié le 08/10/2019 à 16:04, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Le Premier ministre Boris Johnson s’est entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui a déclaré qu’un accord était « extrêmement improbable » sans compromis de la part du Royaume-Uni, d’après une source de Downing Street, rapporte The Independant. Elle a averti que tout accord était « pratiquement impossible » si Londres ne cède pas sur la question épineuse de la frontière irlandaise et ne maintient pas l’Irlande du Nord britannique dans l’Union douanière européenne, a ajouté la source. La Grande-Bretagne doit quitter l’UE le 31 octobre, plus de trois ans après que le pays a voté lors d’un référendum pour mettre fin à près de cinq décennies de coopération et de collaboration au sein de l’Union.

 

Johnson, qui avait précédemment déclaré qu’il préférait être « mort dans un fossé » plutôt que de demander un nouveau délai pour le Brexit, a présenté la semaine dernière de nouvelles propositions pour remplacer l’accord conclu à la fin de 2018 entre Theresa May, sa prédécesseure, et Bruxelles. Le parlement britannique, profondément divisé à ce sujet, a rejeté ce plan à trois reprises.

 

Selon la BBC, Downing Street estime que les pourparlers entre les deux parties sont maintenant « sur le point de s’achever ». À Berlin, le bureau de Merkel a confirmé que la chancelière a parlé par téléphone à Johnson, mais a déclaré qu’elle ne ferait pas de commentaires « sur ces discussions confidentielles ». Le porte-parole officiel de Johnson a toutefois déclaré aux journalistes que les deux dirigeants avaient eu un « échange franc » et que les négociations ont atteint un « point critique ». Mais il a rejeté une accusation du président du Conseil de l’UE, Donald Tusk, selon laquelle Johnson jouait « un stupide jeu de blâme ». Tusk a ainsi tweeté : « L’avenir de l’Europe et du Royaume-Uni ainsi que la sécurité et les intérêts de nos peuples sont en jeu. “Vous ne voulez pas d’accord, vous ne voulez pas de prolongation, vous ne voulez pas révoquer, quo vadis ?” demanda Tusk, en utilisant l’expression latine pour “où allez-vous ?”.


 

Les propositions de Johnson présentent une nouvelle façon d’éviter un nouveau conflit sur la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, membre de l’UE, après le Brexit. Il veut retirer l’Irlande du Nord de l’union douanière de l’UE, mais la maintenir alignée sur les normes et règlements du “marché unique” de l’UE. Les membres de l’Union ont réagi en précisant que cela n’éliminerait pas la nécessité de procéder à des contrôles douaniers — un facteur de rupture parce qu’il met en péril l’accord du Vendredi Saint de 1998 qui a mis fin à trois décennies de violence sectaire en Irlande du Nord. Ledit accord avait créé une frontière invisible entre le Nord et le Sud, satisfaisant les républicains qui souhaitaient garder une Irlande unie et les syndicalistes qui voulaient maintenir le statu quo.

 

Le maintien de l’ouverture et de la libre circulation de la frontière est devenu un point de friction essentiel dans les négociations du Brexit. Les responsables de Downing Street affirment que Bruxelles commet une grave erreur parce que si, dans les prochains jours, la Grande-Bretagne ne parvient pas à trouver un accord, sa position ne fera que se durcir. Une source dans le bureau de Johnson a affirmé au magazine The Spectator que le gouvernement tentera de “procéder à toutes sortes de démarches” pour éviter un autre retard du Brexit, si les négociations échouaient.

 

Johnson a déclaré que la Grande-Bretagne quittera l’UE le 31 octobre, » avec ou sans accord — mais sans la demande d’un délai supplémentaire », malgré la loi qui l’oblige à demander une autre prorogation si aucun accord n’est conclu. La même source a également averti que les pays de l’UE qui s’opposaient à ce que le divorce soit retardé davantage « se placeraient en tête de file pour les futures coopérations ». Tandis que ceux qui sont en faveur d’autres retards « iraient au bas de la file d’attente », notamment sur les questions de sécurité, a ajouté la source.

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