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Johnson demandera un report du Brexit si aucun accord n’est conclu

Le Premier ministre britannique Boris Johnson enverra une lettre à l’Union européenne demandant un délai pour le Brexit si aucun accord de divorce n’a été conclu avant le 19 octobre, a reconnu pour la première fois le gouvernement vendredi.

Par Nora Jaafar, Publié le 04/10/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Alors que le temps est compté avant le départ de l’UE de la Grande-Bretagne le 31 octobre, Johnson affirme encore qu’il ne demandera pas un délai supplémentaire pour le Brexit, mais aussi qu’il ne violera pas la loi qui le force à demander une prolongation si aucun accord n’a été trouvé. Il n’a pas expliqué la contradiction apparente de ses propos et les opposants estiment qu’il va chercher une échappatoire légale ou essayer de faire pression sur l’UE pour qu’elle refuse de céder à une demande de prorogation.

 

Le mercredi 2 octobre, Johnson a soumis à l’UE de nouvelles propositions qui, espère-t-il, déboucheront sur un accord de divorce. Le bloc a réagi avec un profond scepticisme, affirmant que davantage de concessions sont nécessaires si un Brexit sans accord doit être évité.

 

Un peu plus d’une semaine après que la Cour suprême britannique a décidé que Johnson avait suspendu illégalement le Parlement et juste quelques semaines avant la date limite du Brexit, les militants anti-divorce se sont à nouveau tournés vers les juges pour s’assurer que la sortie sera retardée si aucun accord n’a été conclu pour faciliter la transition. Ils ont déposé deux requêtes conjointes à l’encontre de Johnson auprès des tribunaux écossais pour obtenir une ordonnance l’obligeant à se conformer à la « loi Benn ». Cette la loi adoptée par le Parlement le mois dernier, oblige Johnson à demander un délai supplémentaire pour le Brexit s’il ne parvient pas un accord de retrait dans les deux semaines qui viennent. S’il ne le fait pas, ils veulent que le tribunal utilise ses pouvoirs, dont ne disposent pas les juges anglais, pour écrire aux dirigeants européens réclamant une prolongation en son nom.

 

Pas ailleurs, tout en promettant de se conformer à la loi, Johnson a déclaré qu’il préférerait être « mort dans un fossé » plutôt que de demander un autre délai et que la Grande-Bretagne quittera l’UE le 31 octobre prochain, avec ou sans accord. Alors que les choses se serrent de plus belle, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président du Parlement européen, David Sassoli, sont attendus mardi à Berlin pour des entretiens avec la chancelière allemande Angela Merkel. Sassoli rencontrera également le président français Emmanuel Macron à Paris lundi et Johnson à Londres mardi prochain.

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