Temps de lecture : 3 minutes

Accueil / Économie / Prix du carburant : À quoi faut-il s’attendre ?

Prix du carburant : À quoi faut-il s’attendre ?

Temps de lecture : 3 minutes

Gros plan

Temps de lecture : 3 minutes

La montée du cours du pétrole ces derniers jours pourrait gonfler la facture du plein d’essence. Le baril est très sensible aux tensions géopolitiques et à la conjoncture au Moyen-Orient. Les récentes attaques contre des installations pétrolières saoudiennes et les tensions entre les États-Unis et l’Iran sont des événements susceptibles d’embraser le cours du pétrole. Le prix du carburant à la pompe est lié au comportement des cours à l’international, mais aussi à la parité dirham/dollar et aux taxes. Selon GlobalPetrolPrices, le litre d’essence au Maroc est 30 % plus cher qu’en Tunisie et en Éthiopie et 50 % plus coûteux qu’en Égypte. L’essentiel de l’écart de prix entre les pays se situe au niveau des taxes.

Temps de lecture : 3 minutes

Votre plein d’essence pourrait coûter plus cher dans les prochaines semaines. Les récentes attaques contre des installations pétrolières saoudiennes ont fait grimper les cours.

L’Arabie Saoudite est l’un des plus grands producteurs de l’or noir. Le pays possède la deuxième plus grande réserve de pétrole au monde. Le pays produisait autour de 10 millions de barils par jour avant les attaques, dont 70 % sont exportés. Sa production est tombée à moins de 6 millions de barils par jour. Mais, les autorités saoudiennes ont indiqué que la production pétrolière reviendrait à la normale d’ici fin septembre ce qui a calmé le marché.

Un pétrole volatile

Le pétrole est très sensible aux tensions géopolitiques et à la conjoncture au Moyen-Orient, où il y a une concentration de gros producteurs. Néanmoins, la montée des cours aurait pu être plus brutale après les attaques contre les installations saoudiennes. En cinq jours, ils ont quand même flambé de 7 % alors qu’ils se sont renchéris de 20 % depuis le début de l’année. Les prix obéissent à la loi de l’offre et de la demande. Si la production de l’Arabie Saoudite a été réduite, cela ne veut pas dire que l’approvisionnement du marché sera lourdement affecté, puisque le pays peut momentanément puiser dans ses stocks pour assurer sa contribution dans l’offre mondiale ou bien d’autres pays peuvent augmenter leur production pour maintenir un certain équilibre.

La politique des pays membres de l’OPEP influence aussi la direction des cours. Un prix du pétrole qui monte avantage les pays producteurs, mais cela aura des conséquences lourdes sur les pays importateurs comme le Maroc.

De quoi se compose le prix du litre d’essence ?

Le prix du carburant à la pompe est lié au comportement des cours à l’international, mais aussi à la parité dirham/dollar et aux taxes. D’autres éléments comme le coût des couvertures interviennent dans la fixation du prix. Alors que le baril de pétrole se négociait en dessous de 50 dollars il y a encore peu (en 2016), le prix du carburant à la pompe au Maroc était parmi les plus élevés dans un groupe de pays de benchmark (Égypte, Tunisie, Éthiopie, Afrique du Sud), selon GlobalPetrolPrices.

Aujourd’hui encore, les prix sont 30 % plus élevés qu’en Tunisie et en Éthiopie et 50 % plus cher qu’en Égypte. Mais, il faut prendre ces chiffres avec des réserves. Contrairement aux autres pays, GlobalPetrolPrices ne dispose pas de données actualisées pour le Maroc et se base sur des données historiques. Toutefois, avec un litre d’essence qui coûte autour de 11 DH, ils sont proches de la réalité. L’essentiel de l’écart de prix entre les pays se situe au niveau des taxes. Dans la structure des prix au Maroc, les taxes pèsent autant que le prix du brut dans le litre d’essence.

Laissez-nous vos commentaires

Temps de lecture : 3 minutes

La newsletter qui vous briefe en 5 min

Chaque jour, recevez l’essentiel de l’information pour ne rien rater de l’actualité


Et sur nos réseaux sociaux :

Aviculture, un secteur volatile ?

Du côté des volatiles, parfois ça va, parfois ça ne va pas. Les dernières données publiées par la Fédération interprofessionnelle du secteur…

Interview : quels secteurs sont les plus vulnérables aux cyberattaques ?

Les cyberattaques représentent une menace croissante pour les entreprises, les gouvernements et les individus à l'échelle mondiale. Avec l'a…

ACAPS : innovation et durabilité au cœur de la stratégie 2024-2026

Le troisième plan stratégique triennal de l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) pour la période 2024-202…

Bonne dynamique de l’activité économique nationale en 2023

L'arrêté des comptes nationaux pour l'année 2023 met en lumière une croissance robuste de l'économie nationale, atteignant 3,4% contre 1,5% …

Portefeuille de l’État : la réforme en marche

Sous la présidence du roi Mohammed VI, le Conseil des ministres a adopté, samedi, les orientations stratégiques de la Politique actionnarial…

Gitex Africa 2024 : bilan positif et perspectives prometteuses pour le Maroc

Entre les murs chargés d'histoire de Marrakech, du 29 au 31 mai, s'est déroulée la seconde édition de Gitex Africa 2024, soulignant une étap…

Fabrication intelligente et intelligence artificielle, mais KESAKO !?

Souvent appelée industrie 4.0, la fabrication intelligente fascine, fait peur… et n’est souvent pas comprise ! En marge des stands de la deu…

Entre réformes et réalité, le Maroc face à la crise économique mondiale

Dans son dernier numéro, intitulé «Revalorisation salariale : un rattrapage partiel de la perte de pouvoir d'achat et une incidence limitée …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire