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Le vin marocain : production, consommation et histoire

Le journal espagnol Periodistas a publié ce lundi un rapport sur la production, la consommation et l’histoire du vin au Maroc.

Par Khansaa Bahra, Publié le 18/09/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Selon le rapport, la production de spiritueux marocains se dispatche comme suite : 77 % de vin rouge, 6,6 % de blanc et 16,4 % de rosé et de gris. La région de Meknès est réputée pour ses vignobles et embouteille 60 % de tous les vins marocains.

 

Ce marché emploie 20 000 personnes et est monopolisé par 2 grandes entreprises vinicoles, Les Celliers de Meknès, créée en 1964 par la famille Zniber, et le groupe Castel et Thalvin de Guy Baconnet, créé en 1927 et situé à Benslimane.

 

Selon la source espagnole, bien que seulement 10 à 15 % du vin marocain est destiné à l’exportation, il représente toutefois une importation très importante.

 

Outre ses exportations en Europe en Asie et en Amérique, le Maroc est également deuxièmes fournisseurs de vin en Afrique après l’Afrique du Sud.

 

Consommation du vin au Maroc :

Le rapport a également présenté des statistiques sur la consommation d’alcool au Maroc, soulignant que les Marocains achètent plus de bière que de vin.

 

Le ministère de l’Agriculture, dirigé par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Aziz Akhannouch, « a promu le programme du Plan Maroc Vert, dans le but de stimuler la productivité et d’organiser tout le secteur agricole, notamment la production de vin », indique la même source.

 

Selon le Periodistas, ce secteur a bénéficié de « plusieurs programmes, notamment l’équipement de 95 % des surfaces consacrées au vignoble des systèmes d’irrigation localisés et l’utilisation de filets de protection contre la grêle, avec l’aide du Fonds de développement agricole ».

 

Histoire :

La viticulture dans la région du Maroc aurait été introduite par les colons phéniciens et a été développée à l’époque de la Rome antique. Dans les ruines romaines de Volubilis, près de Meknès, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et l’un des lieux les plus visités par les touristes, se trouve une mosaïque qui représente Bacchus, le dieu du vin.

 

Cependant, les pratiques vinicoles à grande échelle ont évolué au Maroc lors de la colonisation française. En effet, entre 1910 et 1930, il s’agissait plutôt d’un commerce pour les Européens, dû à la crise du vin en Europe. De nombreux petits établissements vinicoles ont été créés par des agriculteurs d’origine française, italienne et même espagnole autour des grandes villes.

 

Après l’indépendance, bien qu’une grande partie de l’expertise française a quitté le Royaume, le commerce du vin a continué de s’épanouir jusqu’à 1967, lorsque la Communauté économique européenne a instauré des quotas sur ce marché, entraînant une réduction importante des exportations marocaines.

 

À cause de l’accès limité au marché traditionnel et de la concurrence de la surproduction d’autres pays méditerranéens, une grande partie de la production viticole est devenue peu rentable et une autre partie des vignobles marocains a été détruite et remplacée par d’autres cultures.

 

Ensuite, entre 1973 et 1984, la grande majorité des vignobles ont été repris par l’État marocain. Au début des années 1990, les vignobles marocains s’étendaient sur 40 000 hectares de champs au Maroc, dont 13 000 hectares destinés à la production de vin (plutôt qu’à la production de raisins de table ou de raisins secs).

 

Durant cette période, sous le règne de feu Sa Majesté Hassan II, la production de vin marocain a commencé à s’améliorer grâce aux investissements et au savoir-faire étrangers (principalement français).

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