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Où en est le CSNU avec le dossier du Sahara marocain ?

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Quatre mois après le silence accablant de l’ONU sur les perspectives de son programme pour le Sahara marocain, après que leur principal envoyé a jeté l’éponge, ce dossier est une fois de plus le grand absent des réunions prévues en septembre par le Conseil de sécurité.

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Alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies annonce son calendrier de septembre, les sujets de discussion des prochaines réunions sur la sécurité ne portent pas sur le conflit du Sahara marocain. Cette omission flagrante ravivera probablement les soupçons circulant sur la stase visible qui s’est installée chez les cercles diplomatiques des Nations Unies à ce sujet.

Le conflit du Sahara marocain, l’un des litiges territoriaux les plus complexes du monde, n’est visible que de par son absence du calendrier de l’ONU. La seule allusion possible concernant ce dossier est peut-être l’ordre du jour d’une conférence de presse prévue le 26 septembre et dont la thématique est : « Paix et sécurité en Afrique : Partenariat pour maintenir la paix et la sécurité régionales ».

Un contretemps majeur

En mai 2019, Köhler a démissionné de son poste d’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain. Il a été largement considéré comme un véritable héros par les observateurs du Sahara marocain.

En convainquant les quatre partis, en particulier l’Algérie et la Mauritanie, de participer au processus politique, Köhler a contribué à créer une dynamique que les autres envoyés des Nations Unies n’ont pas réussi à atteindre en presque trois décennies.

Malgré l’enchevêtrement historique et géopolitique du conflit territorial du Sahara, on pouvait espérer que ce n’était qu’une question de temps avant que le processus modéré de Köhler n’aboutisse à une solution que la communauté internationale a eu du mal à trouver.

Alors que plusieurs de ses prédécesseurs — James Baker et Christopher Ross, par exemple — avaient été biaisés et favorisaient une partie du conflit, Köhler a gagné la confiance de tous. C’est du moins en grande partie l’impression qui s’est dégagée de la série de réunions qu’il a récemment tenues à Genève.

À plusieurs reprises, soit dans ses rapports écrits pour le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, soit dans ses déclarations à la presse, Köhler a clairement indiqué que le but de ce processus était de trouver une formule viable visant à trouver une solution mutuellement acceptable et politiquement négociable. En conséquence, des mots et des concepts tels que le réalisme, le pragmatisme, la faisabilité politique et la solution fondée sur le compromis sont apparus comme les principes fondateurs du processus dirigé par l’ONU sous la direction du diplomate allemand.

Qui remplacera Köhler ?

Au-delà des raisons officiellement annoncées par Köhler pour justifier sa démission (son état de santé), il y a eu d’autres explications sur les raisons qui ont poussé l’Allemand à « réellement partir ». Malgré toutes les spéculations qui en résultent, le remplacement de Köhler va être un casse-tête pour les Nations Unies.

La conséquence la plus importante de sa démission, comme certains spécialistes l’ont expliqué récemment à le360, est que l’agenda de l’ONU ne se penchera pas sur le dossier du Sahara marocainavant octobre 2019, lorsque le CSNU va se réunir à nouveau pour voir si la MINURSO, la mission des Nations Unies en charge de la protection du Sahara marocain, va être prorogée pour un nouveau mandat.

Les questions se multiplient à mesure que le mandat de la MINURSO touche à sa fin. Qui remplacera Köhler ? Le remplaçant de Köhler sera-t-il américain ou européen ? Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, devrait-il nommer un diplomate africain ou asiatique comme son envoyé spécial?

Au milieu de cette incertitude, une impression de « retour à la case de départ » ou même de « statu quo » semble se dessiner, vu le vote idéologisé ou les manœuvres politiques des alliés au sein du CSNU.

Tout porte à croire que le maintien de la dynamique que Köhler a instaurée en deux ans sera une tâche encore plus ardue pour le prochain envoyé personnel que lorsque le diplomate allemand a repris ce qui semblait être une mission impossible, un dossier condamné et hostile avec peu d’espoir de résolution en moins d’une décennie.

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