Banques participatives : Les 1ers chiffres

A
A
A
A
Après une année pleine d’activité, les résultats des banques et fenêtres participatives ont été dévoilés par la Banque centrale. Il faut dire que comme pour toute nouvelle activité, le poids des investissements de départ pèse encore lourd dans les comptes. Les banques islamiques ont cumulé une perte de 377 millions de DH en 2018 après175 millions de DH l’année précédente.
Pour l’instant, la dynamique sur le plan commercial est la plus importante à observer. Aujourd’hui, l’activité de ces structures est quelque peu freinée par l’absence de certaines briques dans l’écosystème du financement participatif, notamment une diversité des instruments de refinancement et le Takaful.Mais, les banques n’ont pas attendu la mise en place de l’assurance islamique pour commencer à accorder des financements. Malgré le risque, l’encours a significativement augmenté pour atteindre 4,5 milliards de DH à fin 2018. On part de très bas aussi, ce qui explique le rythme de croissance sur les premières années.
La majorité des prêts, soit 90 %, est constituée de Mourabaha immobilière et 8 % de Mourabaha automobile. Les souscripteurs de ces produits se sont engagés à contracter une assurance dès qu’elle sera disponible. Le Takaful serait en phase finale d’adoption et devrait être disponible incessamment. Si les usagers sont plus enclins à aller solliciter un crédit auprès des banques et fenêtres participatives, ce n’est pas forcément le même engouement pour y déposer leur argent.
Les banques participatives tentent de gagner la confiance de leurs clients
L’encours des dépôts de la clientèle s’est établi à 1,7 milliard de DH à fin 2018. La collecte reste relativement modeste, même si l’activité est à ces balbutiements. Il est clair que la confiance dans ces nouvelles institutions doit encore mûrir. Sur l’ensemble de l’année, les banques et fenêtres participatives ont ouvert 56 000 comptes. Les dépôts de la clientèle représentent seulement 23 % des ressources de ces établissements.
Le développement du réseau tout en tenant compte de l’évolution des usages sera aussi essentiel pour drainer davantage de ressources clientèle. Sur les 115 nouvelles agences enregistrées dans le secteur bancaire en 2018, la moitié des ouvertures a été réalisée par les banques participatives. Au final, ces dernières ont réalisé un produit net bancaire de 67 millions de DH en 2018.
À noter qu’au niveau prudentiel, les banques participatives sont soumises aux mêmes exigences que les établissements conventionnels à savoir le respect d’un ratio Tier 1 (fonds propres durs) de 9 % et d’un ratio de solvabilité global de 12 %.
Consommation-L’oignon ne fait plus seulement pleurer en cuisine, c’est le passage en caisse qui tire les larmes aux foyers marocains.
Sabrina El Faiz - 4 avril 2026Économie - Le ministre français Nicolas Forissier a effectué une visite stratégique à Casablanca, mettant en avant les opportunités économiques liées au Mondial 2030 et renforçant les partenariats entre entreprises françaises et marocaines dans plusieurs secteurs clés.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Aux Impériales Week 2026, le panel « Marketing houwa koulchi » redéfinit le rôle du marketing. Il s’impose comme une boussole stratégique qui guide innovation, production et croissance bien au-delà de la simple communication.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - La région Casablanca-Settat accélère son programme hydrique avec 27 stations de dessalement et de traitement des eaux. Déjà en grande partie opérationnelles, ces installations visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Recul des prix à l’importation et progression modérée à l’exportation au quatrième trimestre 2025. L’évolution des indices reflète des dynamiques sectorielles contrastées, entre baisse de l’énergie et hausse de certains produits industriels et alimentaires.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Economie - En raison de multiples aléas climatiques, la filière des fruits rouges au Maroc, comme ailleurs, a subi un coup dur.
Mouna Aghlal - 3 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026