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La HACA fait le point sur la couverture médiatique des élections du 8 septembre

Par Nora Jaafar, Publié le 23/11/2021 à 16:37, mis à jour le 23/11/2021 à 17:25
         Temps de lecture 5 min.
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HACA : le point sur la couverture des élections législatives du 8 septembre 2021

Couvertures audiovisuelles, accès aux médias, plaintes, représentation des femmes et des jeunes, fausses informations… La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) vient de publier les données relatives à la couverture des élections législatives, régionales et communales du 8 septembre 2021. Ce rapport fait le point sur le respect des règles et normes relatives à la garantie du pluralisme de l’expression politique.

Une seule plainte a été saisie par le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) lors des scrutins de septembre. Il s’agit d’une plainte déposée par un parti politique participant aux élections et concerne un contenu électoral diffusé par une chaîne de télévision publique le jour du scrutin. Dans un communiqué de presse, la HACA a indiqué que le CSCA a statué sur cette plainte et a notifié sa décision au parti plaignant et à la chaîne de télévision concernée. La même source précise que le Conseil a également décidé de traiter un certain nombre d’auto-saisines concernant divers programmes de radio et de télévision, dont certains diffusés pendant la période électorale et d’autres le jour du scrutin. Lesdites émissions ont violé les règles édictées par le CSCA garantissant le pluralisme de l’expression politique dans les services de communication audiovisuelle.

Le communiqué présente aussi les principaux résultats et constats du rapport final de suivi de la HACA. Ce rapport se base sur les règles et les normes du CSCA et livre les conclusions suivantes :

- La couverture des élections législatives générales, régionales et communales de 2021 a été assurée par 80% des services de radio et de télévision, publics et privés, composant le paysage audiovisuel national. Ces derniers ont présenté 2.238 nouveaux programmes dédiés aux élections (458 heures d’antenne au total) en rapport avec les différents aspects et thèmes du processus électoral.

- Les chaînes de radio et de télévision publiques ont dès le début de la période électorale (1er août 2021) adopté une programmation spécifique avec plusieurs émissions consacrées aux élections. Cependant, la majorité des services de radio et de télévision privés n’ont commencé leur programmation électorale qu’après le début de la campagne officielle (à partir du 26 août 2021).

- Le CSCA assure la définition des normes d’accès équitable des partis politiques participant aux élections aux médias audiovisuels, et ce, en tenant compte de deux éléments : la répartition des partis politiques en trois catégories, sur la base de leur représentation parlementaire, chacune d’entre elles devant recevoir respectivement 50, 30 et 20% du temps d’antenne des programmes de la période électorale ; la répartition du temps d’antenne alloué à chacune des trois catégories, à parts égales entre les partis politiques appartenant à la même catégorie. Selon le communiqué, les six formations, disposant d’un groupe au sein de l’une des deux Chambres du Parlement, ont bénéficié de 47% du temps d’antenne global alloué aux partis politiques participant au scrutin. Les neuf partis représentés au Parlement, mais n’ayant pas de groupe propre ont eu droit à 29% du temps d’antenne global. La troisième catégorie, comprenant 17 partis non représentés au Parlement, a bénéficié de 24% de temps d’antenne. Ainsi, le temps d’antenne effectivement utilisé par les parties dans ces trois catégories est très proche des quotas prévus par la décision du CSCA, fixés respectivement à 50, 30% et 20%.

- Sur un total de 1.012 personnalités publiques (politiciens, universitaires, professionnels et membres de la société civile) qui se sont exprimées dans le cadre d’émissions de radio et de télévision liées aux élections, les femmes représentaient 19%. Il s’agit de 112 femmes membres de partis politiques et 86 intervenantes hors partis, dont la moitié s’exprimait au nom de la société civile. Le temps d’antenne consacré aux interventions des femmes affiliées à des partis politiques a été de 19%. 22% du temps des interventions de ces femmes a été enregistré dans les programmes des services audiovisuels publics, contre 16% dans ceux des radios et télévisions privées.

- La HACA a identifié 369 émissions de radio et de télévision «dans lesquelles des jeunes se sont exprimés sur des questions liées aux différentes étapes, opérations et thèmes du processus électoral, ce qui représente 20% du volume total des émissions dans lesquelles les jeunes se sont exprimés». Ces diverses prises de parole ont permis à de jeunes acteurs politiques, experts ou membres de la société civile, d’exposer leurs opinions et analyses sur diverses questions publiques.

- La langue des signes a été utilisée dans 174 contenus liés au processus électoral, dont les bulletins d’information de la chaîne Al Aoula. Toutefois, un seul parti politique a utilisé cette langue dans ses interventions télévisées dans le cadre des programmes officiels de la campagne électorale. De plus, les questions liées au handicap n’ont été abordées que dans 3,25% des contenus et les personnes handicapées ont été impliquées dans 1% du contenu audiovisuel total des élections enregistré par la HACA. Aussi, sept partis politiques ont permis aux personnes aux besoins spécifiques d’intervenir dans 17 émissions de la campagne électorale officielle.

- La HACA a relevé en outre la faible prévalence des débats contradictoires entre les candidats des partis politiques, et ce, même dans les émissions où plusieurs d’entre eux sont apparus simultanément. Les échanges étaient peu interactifs et se succédaient d’une manière qui ne permettait pas au public d’avoir accès aux contre-arguments qui pourraient l’aider à se forger une opinion précise sur les questions présentées.

- Le rapport a enfin souligné certaines initiatives prises par quelques services audiovisuels, visant à démentir notamment deux fausses nouvelles diffusées sur les réseaux sociaux. La première concernait la nouvelle de l’assassinat du président d’un Conseil communal dans la région de Taounate, tandis que la seconde portait sur la diffusion d’un document, fallacieusement présenté comme étant le bulletin de vote officiel, qui serait adopté lors des scrutins du 8 septembre 2021.

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