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​Conseils communaux : Rhlalou et Akhannouch, nouveaux maires de Rabat et d’Agadir

Arrivés en tête du scrutin communal du 8 septembre, le Parti de l’Istiqlal, le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Rassemblement national des indépendants (RNI) ont annoncé une alliance visant à mieux servir l’intérêt général des citoyens. Un jour avant l’échéance des élections des membres des bureaux des Conseils communaux et régionaux, deux des plus grandes villes du Royaume ont enfin choisi leurs maires. Il s’agit de Asmae Rhlalou (RNI) à Rabat, dont l’élection a mis fin à plusieurs jours de troubles, et de Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement désigné, à Agadir.

Par Nora Jaafar, Publié le 24/09/2021 à 15:33, mis à jour le 24/09/2021 à 16:29
         Temps de lecture 5 min.
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​Conseils communaux : Rhlalou et Akhannouch, nouveaux maires de Rabat et d’Agadir

Suite à leur victoire le 8 septembre dernier au scrutin communal, le Parti de l’Istiqlal, le Parti authenticité et de modernité (PAM) et le Rassemblement national des indépendants (RNI) ont convenu de travailler de concert pour bâtir une majorité au sein des Conseils où ils sont présents. Selon eux, cette coopération a pour objectif «de renforcer les institutions communales, d’y instaurer l’harmonie et la stabilité, d’éviter les conflits et les luttes, et de se consacrer à affronter les enjeux et les défis posés aux citoyens». Ainsi, dans un communiqué de presse commun, les trois partis ont assuré qu’ils cherchent à donner un nouveau souffle à la vie politique et aux processus électoraux à travers la liberté d’expression et le choix démocratique.
 
La même source a souligné que le ministère de l’Intérieur et l’Administration territoriale ont déployé les moyens nécessaires pour garantir le bon déroulement des processus électoraux. De plus, les trois formations précitées ont exhorté leurs élus dans les différents Conseils du Royaume à «d’adhérer à la décision adoptée par les chefs de parti dans les limites de l’ouverture au reste des autres composantes politiques».

 

Rhlalou, première femme mairesse de Rabat

Un jour avant l’échéance des élections des membres des bureaux des Conseils communaux et régionaux, les résidents de la capitale marocaine ont enfin pu connaitre l’identité de leur maire. Il s’agit de Asmae Rhlalou, du RNI. Cette dernière est devenue, ce vendredi 24 septembre, la première femme à être élue présidente du Conseil de la ville de Rabat. Elle a recueilli, à la suite de la séance de vote qui s’est tenue aujourd’hui au siège de la préfecture, 58 des 81 voix que compte le Conseil, contre huit voix pour Badia Bennani du Parti de la justice et du développement (PJD), sept voix pour Hassan Lachgar de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et six abstenions. Il faut mentionner qu’au cours des dernières élections communales, le RNI a décroché 23 sièges au niveau des cinq arrondissements de la capitale.

Rhlalou doit sa victoire au soutien des élus de son parti, mais aussi à ceux du PAM et du PI. Qualifiant son élection de moment «historique», elle a déclaré : «en tant que maire, je vais agir de concert avec la majorité et l’opposition dans l’intérêt de la ville et sa population». Et d’ajouter qu’elle «tend la main à tout le monde pour parvenir à améliorer les conditions de vie de la population».

Pour rappel, l’élection du maire de Rabat et de ses adjoints avait été ajournée le lundi 20 septembre à ce vendredi. Cette décision a été prise après que la réunion initiale ait été suspendue suite à une confrontation violente entre les élus de la ville, juste avant le démarrage de la session de vote. Ce jour-là, les partisans de Asmaa Rhlalou, qui était déjà pressentie au poste de maire, ont fait face à ceux de Lachgar, fils du premier secrétaire de l’USFP, qui ont également revendiqué une majorité capable de diriger le Conseil de la capitale.

Cet accrochage s’était par la suite envenimé quand le camp Rhlalou a accusé celui de Lachgar d’avoir «menacé de mort» un certain nombre de conseillères acquises à sa cause. Une plainte a été déposée et des «preuves de menaces de mort» auraient même été soumises à la justice. Les soutiens du camp adversaire ont pour leur part dénoncé de graves entraves au bon déroulement du vote. Le candidat de l'USFP a dans ce sens avancé que les élus de sa coalition alternative «ont subi une série de provocations pour empêcher le démarrage du processus de vote, après avoir senti la force de [sa] candidature et [son] approche d’obtenir la majorité».

Lire aussi : Asmaa Rhlalou élue maire de Rabat

 

Akhannouch, nouveau président du Conseil communal d’Agadir

Par ailleurs à Agadir, c’est Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement désigné, qui a été élu au poste de maire de la ville, ce 24 septembre. Il était le seul candidat à ce poste et a décroché de ce fait 51 voix sur les 61 que compte de Conseil, lors d’une session plénière à laquelle ont assisté les représentants des autorités publiques. Ce processus de vote a également permis au Conseil municipal de nommer des adjoints au maire par le biais d’une coalition de partis politiques, dont le RNI, le PAM, l’USFP et le PI. La majorité des députés appartiennent au RNI, notamment Mustapha Bouderka, El Bachir Benhmad, Abdelghani Boulghir, Fatima Amzil, Fatima Zahrae Abou Zid et Zahra El Manchoud.

S’adressant à la presse, Akhannouch a réitéré sa détermination à adopter une approche participative qui impliquera d’autres partenaires «pour réaliser davantage de chantiers de développement au niveau de la ville d’Agadir et répondre ainsi aux aspirations de la population locale». Notons que la formation du Chef du gouvernement désigné a remporté 29 sièges sur 61 au niveau de la commune d’Agadir à la suite des élections communales du 8 septembre dernier. Le PAM est arrivé deuxième avec six sièges, suivi du PJD et de l’USFP (cinq sièges chacun) et du PI (quatre sièges). Le reste des formations politiques ont pour leur part hérité des 12 sièges restants de la commune.

Lire aussi : Aziz Akhannouch, nouveau maire d'Agadir

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